Comment lier enjeux environnementaux et business ?

  • Par Leyton
    • 28 Fév 2023
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les enjeux environnementaux et l'innovation

La lutte contre le changement climatique : priorité n°1

Pour la grande majorité des répondants, leur entreprise est une entreprise responsable d’un point de vue environnemental, sociétal et social et 41% d’entre eux déclarent qu’elles évaluent leurs performances extra financières par le suivi des métriques internes (71%). Les enjeux environnementaux seront prioritaires en 2023.

Pour plus de la moitié d’entre eux, la performance de leur entreprise pourrait s’inscrire dans la baisse de la consommation énergétique (55%) et l’innovation durable (51%). De plus, pour les améliorer, la motivation principale semble être de concourir aux attentes des clients et des collaborateurs de leur entreprise.

Priorité de la lutte contre le changement climatique pour les entreprises interrogées
Enjeux environnementaux et changements climatiques : quelle priorité pour les entreprises ?

« Concernant nos projets d’innovation et nos investissements en R&D (pour tout le groupe), nous continuons à beaucoup investir (et recruter) pour faire en sorte d’accélérer l’impact carbone de notre mix produit. Toutes nos lignes produites ont été passées au crible pour se donner un objectif d’amélioration continue et d’écoconception d’ici. »Flore Levardon, Directrice Développement Durable, BDR THERMEA.

Pour plus de la moitié des répondants, les indicateurs RSE à mettre en avant pour leur entreprise sont d’ordre sécuritaire et sanitaire (55%) mais aussi les questions environnementales comme l’impact carbone (51%) et la pollution, la gestion des déchets (51%).

Pour les années à venir, la moitié d’entre eux déclare que leur entreprise investirait pour baisser son empreinte environnementale et s’orienterait vers l’innovation pour garder un avantage compétitif tout en limitant son impact environnemental (44%).

Et près des deux tiers des répondants ajoutent que leur entreprise a effectué un bilan carbone ou qu’il est en cours de réalisation (37% l’ont initié avec l’élaboration d‘une stratégie bas carbone).

Cette stratégie s’inscrit principalement dans la réduction de la consommation énergétique (59%), des postes les plus carbonés (49%), suivie par la mise en place d’une feuille de route zéro émission (48%) et le fait de répondre aux demandes des clients (48%).

D’ailleurs, la majorité des répondants déclare que leur entreprise a déjà mis en place ou envisage de réduire la consommation d’énergie (91%) et l’impact sur les approvisionnements (75%).

Pour 42% d’entre eux, le financement proviendrait des fonds propres de leur entreprise avec un retour sur investissement attendu en moins de dix ans (31%).

Cependant, seulement un peu plus d’un tiers des répondants estime que leur entreprise pourrait investir de façon non rentable pour réduire son empreinte carbone et répondre à leurs enjeux environnementaux.

Comment les entreprises interrogées financent-elle leur stratégie bas carbone ?
Comment les entreprises interrogées financent-elle leur stratégie bas carbone ?

4ème révolution industrielle : l’humain et l’innovation, des accélérateurs identifiés

Changements climatiques, prix des matières premières, redéfinition des relations avec le marché asiatique, crise énergétique – la 4ème révolution industrielle est engagée, exigeant réactivité et résilience de la part des industriels.

Identifiée  par  l’économiste Klaus Schwab, la quatrième révolution industrielle a commencé avec le XXIème siècle. Nourrie par une accélération spectaculaire de l’innovation, elle n’aura cessée de nous bouleverser de par le fait de profondes répercussions sur notre situation économique, industrielle et sociétale. Intelligence artificielle, machine learning, internet des objets…

Si cette nouvelle révolution industrielle semble concerner principalement le virtuel, il ne faut pas perdre de vue qu’elle a également des implications fondamentales dans des domaines très concrets comme la médecine, les biotechnologies et les nouveaux matériaux mais aussi et surtout dans le secteur des énergies, aussi bien les énergies traditionnelles que les énergies renouvelables.

« Concernant nos projets d’innovation et nos investissements en R&D (pour tout le groupe), nous continuons à beaucoup investir (et recruter) pour faire en sorte d’accélérer l’impact carbone de notre mix produit. Toutes nos lignes produit ont
été passées au crible pour se donner un objectif d’amélioration continue et d’écoconception d’ici. »
Flore Levardon, Directrice Développement Durable, BDR THERMEA.

2023 devra déterminer si ces entreprises activent véritablement les actions associées en se donnant les moyens financiers et humains nécessaires.

Priorités d’investissements des entreprises interrogées pour les 3 prochaines années

Aujourd’hui, seulement 26% des personnes interrogées comptent investir dans les trois prochaines années pour moderniser leur parc industriel – un chiffre qui tombe à 15% concernant la modernisation de la chaîne de valeur.

Les industriels ont pourtant à leur disposition de nombreux financement pour «derisquer » ce risque climatique.

Inondations, canicule et incendies à l’été 2022, tensions géopolitiques en Asie et aux portes de l’Europe démontrent que nos ressources finies seront soumises à des tensions croissantes, voire des pénuries, dans les années qui viennent.

« Il faut avant tout se poser la bonne question qui est de savoir comment est-ce que je crée de la valeur économique, environnementale et sociale sans partir de la contrainte ? Cette question relève de la raison d’être de son activité. »Thomas Huaut, Directeur financier/Conseil en finance durable – REGENERATIVE BUSINESS

Une « fin de l’abondance » comme l’a formulé le président Emmanuel Macron fin août 2022 en introduction au Conseil des ministres de rentrée, donne aussi la tendance du législateur : La taxonomie verte imposera aux entreprises de limiter leur empreinte.

Les entreprises doivent accélérer leur transition énergétique pour atteindre leurs enjeux environnementaux, afin de sortir plus résilientes, plus performantes et plus compétitives – cette période de tension fera naitre de nouvelle règles de marché. Maitriser les évolutions règlementaires, leur impact et les financements accessibles sont donc des enjeux prioritaires de 2023.

« Passer d’une industrie open bar linéaire au circulaire vertueux sera difficile, indispensable et coûteux, mais je suis convaincu que cela sera aussi un pilier essentiel de notre avenir industriel avec nos générations futures au cours des 10 prochaines années. Aux grands maux les grands remèdes quand le Futur doit déjà être le présent ! » Philippe Lhoste, Ambassadeur FRENCH FAB.

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Leyton

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