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Pour convenablement évoquer les émissions de GES des différents secteurs de l’économie, il est important de commencer par un bref rappel concernant la mesure de l’empreinte carbone d’une entreprise.
Partant du principe que nous ne pouvons maîtriser que ce que nous mesurons, le World Ressource Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) ont engagé en 1998 l’initiative GHG Protocol.
Son objectif ? Définir les principes permettant de mesurer et de reporter l’empreinte carbone d’une organisation, et d’une entreprise en particulier.
En 2001, le GHG Protocol publie le premier Corporate Standard organisant la comptabilité des GES du protocole de Kyoto, en distinguant trois périmètres (scopes 1, 2 et 3) mutuellement exclusifs.
Il s’agit des émissions directes de GES qui résultent de la consommation d’énergie primaire de l’organisation. Ces consommations sont principalement le résultat des activités suivantes :
Souvent dénommé “élargi”, on y trouve toutes les autres émissions indirectes résultant des activités de l’organisation déclarante, mais qui proviennent de sources autres, notamment :
Le secteur de l’énergie est de très loin le plus gros émetteur de GES avec près de trois quarts des émissions globales. L’utilisation de cette énergie est diverse : industrie (exemple : métallurgie), transport routier, aviation ou habitat résidentiel et commercial.
Avec près de 20% des émissions, le secteur primaire, avec l’agriculture, l’élevage, l’agroforesterie et la gestion des sols est également particulièrement émetteur de gaz à effet de serre.
Si l’empreinte carbone des ruminants est bien connue en raison des quantités importantes de méthane qu’ils rejettent dans leur processus de digestion, celle de la gestion des sols est moins évoquée. Pourtant, dans le secteur agricole, ce sont 40% des émissions de GES qui proviennent de l’utilisation de fertilisants et du choix des techniques de pâture.
Lorsque nous agrégeons toutes les émissions liées à la production et la distribution de notre nourriture, nous pouvons considérer que cette dernière est responsable de plus d’un quart des émissions globales de gaz à effet de serre.
Premièrement on distingue le marché de la compensation réglementaire et celui de la contribution volontaire.
Les secteurs d’activité les plus émetteurs de GES sont soumis aux quotas de CO2 sur le marché de la compensation réglementaire de l’Union Européenne : électricité, sidérurgie, cimenterie, raffinage, chimie, etc. Ainsi par obligation réglementaire, les plus gros contributeurs sont les plus gros émetteurs.
Sur le marché de la contribution carbone volontaire, les organisations qui s’engagent dans cette démarche contribuent généralement à hauteur de leurs émissions résiduelles. Cependant, certaines vont choisir d’aller au-delà comme le groupe Microsoft, qui s’est engagé à « compenser » de manière rétroactive l’ensemble de ses émissions émises depuis sa création.
Ce ne sont donc pas nécessairement les plus gros émetteurs qui contribuent le plus mais les organisations qui sont :
Si les secteurs du luxe et des produits de consommation sont particulièrement exposés au risque d’image, aucun secteur d’activité ne semble se distinguer, et le recours à la contribution carbone est de plus en plus partagé.
Dans la pratique, les organisations ont face à elles un écosystème complexe d’acteurs pour acheter des crédits carbone. Ces achats sont répertoriés dans les différents registres des standards (VCS, Gold Standard, Le Label Bas Carbone, etc.). La non agrégation automatique et la non homogénéité de ces registres ne permettent pas d’avoir une vision consolidée en temps réel des contributions réalisées et donc d’identifier les acteurs les plus engagés.
Par ailleurs, il n’y a pas d’obligation pour un financeur de se déclarer publiquement en tant qu’acquéreur des crédits ce qui rend d’autant plus difficile l’identification des financeurs et donc des secteurs d’activité moteurs sur le marché volontaire.
En effet, de plus en plus contribuent mais sans nécessairement communiquer, c’est le phénomène du « Greenhushing ».
Tous les secteurs sont donc représentés et de plus en plus d’entreprises contribuent volontairement en finançant des projets de séquestration ou réduction des émissions de GES adaptés à leurs contextes et enjeux stratégiques.
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