Hausse de 25% de l'obligation CEE de la 5ème période.

28-07-2022

Par asabiri

Un signal tant attendu pour l’accélération des économies d’énergie.

Le GPCEE salue cette annonce, attendue de longue date. Depuis 6 mois, le GPCEE alerte sur le « faux départ » de la P5, principalement lié à une sous-estimation du stock et appelait à une réaction urgente face à la perte de vitesse de la filière.

L’arbitrage retenu est proche de ce que proposait le groupement, à savoir environ 700 TWhc.

Le GPCEE appelle plus largement le Gouvernement à s’emparer du sujet de l’efficacité énergétique dans son ensemble, et à en faire l’allié incontournable de la politique de sobriété déjà engagée.

Les études de l’ADEME précisent que le meilleur scénario en termes d’économies d’énergie est une combinaison entre efficacité et sobriété énergétique. A ce titre, le CEE permet de financer et massifier des travaux de rénovation énergétique, y compris sur le court terme grâce à l’isolation des bâtiments et le remplacement de systèmes de chauffage à énergies fossiles.

Les travaux engagés grâce à cette hausse des obligations CEE participeront à l’effort nécessaire de 10% d’économies d’énergie d’ici 2024, souhaité par le Gouvernement, et anticiperont le rude hiver qui s’annonce.

Le Groupement appelle néanmoins à la prudence quant à l’effet qu’aura cette hausse sur le dynamique du CEE et de la rénovation, compte-tenu de plusieurs inconnues :

  • La ventilation entre obligation précarité et classique : une augmentation partagée entre ces 2 composantes du CEE serait préférable car mettant à contribution tous les secteurs;
  • Le calendrier de publication du décret de mise en œuvre (inconnu à ce stade) qui figera dans le marbre le montant retenu et déterminera le délai de réaction. du marché. A ce titre, le GPCEE est favorable à une publication dans les plus brefs délais compte-tenu de l’état catastrophique de la filière.

« L’objectif de cette hausse est de revenir à un niveau de prix suffisant pour tout à la fois inciter les ménages, entreprises et collectivités à rénover, et prendre en compte le coût relatif à la bonne qualité des travaux. Les prochains mois nous diront si ce pari est tenu ! » précise Maxime Jacquier, président du GPCEE.