Pourquoi renégocier ses contrats déchets professionnels ?
Quels leviers pour réduire les coûts et l’impact environnemental du traitement des déchets ? La g...

Les arrêts de travail se multiplient, et leur impact n’épargne aucune entreprise. Ces dernières années, les grands comptes comme les ETI font face à une augmentation continue du nombre d’arrêts maladie. En 2024, l’Assurance Maladie a enregistré un nouveau record en la matière, confirmant une tendance de fond qui pèse lourdement sur l’organisation interne, les équipes RH, et surtout sur la masse salariale. De plus, depuis le 1ᵉʳ avril 2025, le montant maximum IJSS pour un arrêt maladie passe de 53,31 € par jour à 41,47 € par jour pour que la Sécurité sociale réalise des économies substantielles.
Mais au-delà des arrêts légitimes, un phénomène plus insidieux aggrave encore la situation : la hausse préoccupante des arrêts de travail frauduleux. Falsification de certificats, recours à des plateformes médicales peu scrupuleuses, arrêts non transmis à la Sécurité sociale...… les méthodes employées deviennent de plus en plus complexes, mettant les entreprises dans une position délicate. La caisse primaire d’assurance maladie joue un rôle crucial dans le traitement des demandes d’arrêt de travail, en s’assurant que les attestations de salaire sont correctement transmises et que les indemnités sont calculées et versées de manière appropriée.
Dans une récente étude, l’assurance maladie révèle avoir identifié près de 30 millions d’euros au titre des faux arrêts de travail en 2024 (contre 8 en 2023). Les salariés en arrêt maladie reçoivent une indemnité journalière de la Sécurité sociale, et parfois des indemnités complémentaires de leur employeur, pour compenser partiellement leur perte de salaire.
« Nous constatons que de nombreux clients, notamment parmi les grands comptes, se retrouvent démunis face à ces situations nouvelles. Ils cherchent activement des solutions pour identifier plus rapidement les arrêts frauduleux et pouvoir agir de manière plus efficace, tant sur le plan disciplinaire qu’organisationnel », souligne Damien Brisson, Key Account Manager chez Leyton. Une mesure prise par l’Assurance Maladie pour lutter contre les arrêts maladie frauduleux inclut des contrôles renforcés et des sanctions plus sévères pour les contrevenants.
Un arrêt maladie est une procédure médicale qui permet à un salarié ou à une personne indépendante de cesser de travailler pendant une durée déterminée afin de se soigner. Cette procédure commence par une consultation chez un médecin, qui délivre un avis d’arrêt de travail. Ce document doit être transmis à la Sécurité sociale et à l’employeur dans un délai de 48 heures. L’arrêt maladie permet au salarié de bénéficier d’une indemnisation partielle, appelée indemnités journalières, après un délai de carence. Ce délai de carence est la période pendant laquelle le salarié ne perçoit pas d’indemnités, généralement de trois jours dans le secteur privé.
Lorsqu’un salarié se trouve dans l’incapacité de travailler en raison d’une maladie, il doit suivre plusieurs démarches pour régulariser sa situation. Tout d’abord, il doit informer son employeur de son arrêt maladie dans un délai de 48 heures. Ensuite, il doit fournir un certificat médical, délivré par son médecin, pour justifier son absence. Ce certificat doit également être envoyé à la Sécurité sociale pour permettre le versement des indemnités journalières. Ces démarches sont cruciales pour garantir que le salarié puisse bénéficier d’une indemnisation partielle de son salaire pendant la durée de son arrêt de travail. Il est important de noter que les démarches peuvent varier en fonction de la durée de l’arrêt et des spécificités du contrat de travail du salarié.
Consciente de l’ampleur du phénomène, l’Assurance Maladie a mis en œuvre plusieurs dispositifs pour mieux lutter contre les abus. Parmi les principales mesures : le déploiement de nouveaux formulaires Cerfa sécurisés, le refus des justificatifs manuscrits non vérifiables, la montée en puissance des équipes de contrôle médical, et la suspension des indemnités en cas de doute sérieux.
Mais malgré ces initiatives, la responsabilité de vigilance incombe aussi aux employeurs. Il est crucial pour les directions RH et financières de mettre en place des procédures internes robustes pour mieux détecter les anomalies et agir en conséquence.
Par ailleurs, un autre impact financier significatif lié cette fois-ci à la baisse des indemnités journalières, c’est celui de la hausse des cotisations des régimes de prévoyance complémentaire en raison des nouvelles charges financières.
La baisse du plafond des IJSS depuis avril 2025 ne touche pas que les salariés. En réduisant la part prise en charge par la Sécurité sociale, elle augmente mécaniquement la charge supportée par les régimes de prévoyance complémentaires.
Pour compenser ces écarts, les assureurs ajustent leurs barèmes, entraînant une hausse des cotisations patronales.
Résultat : l’entreprise paie plus pour protéger ses salariés… tout en perdant des montants qu’elle pourrait récupérer via une meilleure gestion des IJSS.
Une double peine évitable grâce à un pilotage affiné de vos flux d’indemnisation.
Lorsqu’un salarié est en arrêt maladie, l’entreprise qui maintient son salaire dans le cadre de la subrogation peut récupérer une partie de ce montant via les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) versées par la CPAM.
Or, jusqu’à 20% des IJSS ne sont pas récupérées par les entreprises, notamment en raison d’un manque de pilotage, de retards de déclaration ou de difficultés à suivre les flux avec la CPAM. Ce manque à gagner peut représenter plusieurs centaines de milliers d’euros sur un seul exercice pour une entreprise de taille intermédiaire ou un grand groupe.
Dans un contexte où chaque euro compte, le recouvrement des IJSS devient un levier stratégique de gestion budgétaire et RH.
Chez Leyton, nous accompagnons les entreprises dans l’identification des IJSS non perçues, mais notre analyse peut également mettre en lumière des situations atypiques, comme des arrêts qui ne semblent pas avoir été transmis à la CPAM, ou des cas pour lesquels l’indemnisation est refusée.
« En tant que prestataire, nous sommes tenus de déclarer tous les arrêts dans notre périmètre d’analyse (en complément de la déclaration, un signalement peut être fait auprès de l’employeur en cas de doute). Mais si un arrêt n’est pas envoyé à la CPAM par le salarié, ou si celle-ci refuse de verser les IJSS, l’entreprise peut alors engager une procédure disciplinaire contre le salarié concerné et effectuer une reprise en paie », précise Damien Brisson.
Cette distinction est capitale : en cas de fraude avérée ou de manquement dans la procédure, l’entreprise est fondée à agir, tout en sécurisant juridiquement sa position.
Face à la complexité croissante des arrêts de travail — qu’ils soient légitimes, litigieux ou frauduleux —, les directions RH et financières ont besoin de leviers concrets pour limiter leur impact sur l’organisation et les budgets. Il est important de noter que certaines maladies, notamment les maladies professionnelles et les accidents de travail, ne sont pas affectés par les modifications des règles de rémunération et d’indemnisation en vigueur depuis le 1er mars.
Mais entre le suivi des subrogations, les échanges avec les CPAM, les vérifications administratives et la veille réglementaire, cette gestion devient vite chronophage, technique et source d’erreurs, surtout en l’absence d’outils ou de procédures bien établis.
Pour les entreprises qui souhaitent mieux piloter leurs absences, identifier les situations à risque, ou encore sécuriser et optimiser le recouvrement des IJSS et gérer les impacts sur les régimes de prévoyance complémentaires, s’appuyer sur l’expertise d’un cabinet spécialisé peut faire toute la différence.
Grâce à un regard extérieur, à une méthodologie éprouvée et à des outils adaptés, il est possible de transformer une contrainte coûteuse en opportunité d’optimisation durable.
Pour aller plus loin :
Optimisez vos régimes d’assurances prévoyance et frais de santé en entreprise
Assurance de personnes : prenez le contrôle de vos cotisations santé et prévoyance en 2025 !
Découvrez nos derniers insights
Voir plus arrow_forward
Quels leviers pour réduire les coûts et l’impact environnemental du traitement des déchets ? La g...

L’avantage en nature véhicule constitue aujourd’hui un enjeu social et financier majeur pour les ...

La généralisation de la facturation électronique marque une évolution majeure du cadre fiscal fra...

La Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduit plusieurs nouveautés sociales st...