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La rentrée 2025 est marquée, comme chaque année, par l’arrivée des avis d’imposition de taxe foncière dans les boîtes aux lettres des propriétaires. Pour les entreprises, associations et institutions propriétaires de biens immobiliers, cette échéance constitue un rendez-vous fiscal incontournable. Après une année 2023 marquée par des hausses historiques (+7,1% en moyenne nationale), la taxe foncière 2025 s’annonce moins brutale. Mais derrière cette accalmie apparente, de fortes disparités demeurent selon les territoires.
Selon les chiffres du Conseil national de l’habitat, la base nationale de revalorisation cadastrale appliquée pour 2025 est fixée à +1,7%. Concrètement, cela signifie que tous les propriétaires verront mécaniquement leur taxe augmenter de ce pourcentage, auquel peut s’ajouter le taux voté par leur commune.
L’année 2023 avait vu une flambée historique liée à l’inflation, avec une revalorisation de 7,1% – un record jamais atteint depuis la création de l’indice en 1980 (source : Le Monde). Cette fois, le gouvernement a limité la hausse pour éviter une nouvelle explosion fiscale.
La principale surprise de 2025 vient du comportement des communes. Alors que beaucoup avaient augmenté leurs taux en 2023 et 2024, la majorité a décidé de les stabiliser cette année. En effet, à l’approche des élections municipales prévues en mars 2026, près de 86% des communes ont maintenu un taux inchangé. Parmi elles, aucune ville de plus de 100 000 habitants n’a voté de hausse pour 2025.
Seules 12,6% des communes, principalement des petites collectivités de moins de 3 500 habitants, ont choisi d’augmenter leur taux. Dans certains cas, ces hausses atteignent des niveaux spectaculaires, avec des envolées de plus de +100%, et jusqu’à +136% dans des communes rurales (source : Direction de l’Observation des Finances Publiques, DOFP).
La taxe foncière concerne tous les propriétaires, qu’il s’agisse :
C’est donc un impôt qui touche directement les entreprises, les associations et les collectivités elles-mêmes lorsqu’elles possèdent du patrimoine bâti.
La taxe foncière des entreprises en 2025 repose sur deux éléments principaux :
La formule simplifiée est donc :
Taxe foncière = valeur locative × taux communal
👉 Exemple : une entreprise disposant d’un entrepôt avec une valeur locative cadastrale de 50 000 € et située dans une commune avec un taux de 40% paiera 20 000 € de taxe foncière.
Des abattements ou exonérations temporaires peuvent réduire ce montant dans certains cas précis.
Certaines associations peuvent bénéficier d’exonérations totales ou partielles de taxe foncière, sous conditions. Les plus fréquentes concernent :
⚠️ L’exonération n’est jamais automatique : elle doit être demandée auprès de l’administration fiscale et repose sur l’analyse de la situation de l’association (statuts, activité réelle, utilisation des locaux).
La taxe foncière est un impôt local essentiel au financement des collectivités. Elle permet de couvrir des dépenses de fonctionnement et d’investissement liées à :
En 2023, la taxe foncière représentait plus de 35 milliards d’euros de recettes fiscales locales, soit environ un tiers des ressources fiscales des communes françaises (source : ministère de l’Économie).
Pour les entreprises et associations propriétaires de leurs locaux, la taxe foncière constitue une charge fixe récurrente, difficile à maîtriser. Dans certains secteurs où les marges sont déjà sous pression (industrie, distribution, hôtellerie, associations médico-sociales), une forte hausse locale peut avoir des conséquences significatives sur la trésorerie.
C’est pourquoi de plus en plus d’organisations cherchent à optimiser leur fiscalité locale, soit en contestant les bases cadastrales jugées obsolètes, soit en négociant avec l’administration sur la qualification de certains biens.
👉 Sur ce sujet, Leyton accompagne les entreprises dans la gestion et l’optimisation de la taxe foncière grâce à une expertise reconnue en fiscalité locale.
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) met à disposition un simulateur en ligne permettant aux propriétaires d’estimer le montant de leur taxe foncière. Cet outil prend en compte la valeur locative, les taux votés et les abattements éventuels.
Pour l’année 2025, la date limite de paiement de la taxe foncière est fixée au 20 octobre 2025 pour les paiements dématérialisés (site impots.gouv.fr ou prélèvement).
👉 Conseil : privilégier le paiement en ligne, qui permet un délai plus long et une meilleure sécurisation.
La question de la réforme du calcul de la taxe foncière revient régulièrement dans le débat public. En effet, baser l’impôt sur des valeurs de 1970 ne reflète plus ni la réalité du marché immobilier, ni l’évolution économique des territoires.
Le gouvernement a engagé plusieurs travaux exploratoires visant à réviser ces valeurs, mais le chantier s’annonce titanesque : il concerne près de 50 millions de biens immobiliers. La dernière tentative de révision (dans les années 1990) avait été abandonnée en raison de sa complexité et de son impopularité.
Les entreprises et associations peuvent contester leur taxe foncière si elles estiment que le montant est surévalué. La démarche s’effectue en deux temps et nécessite une expertise technique et juridique :
Le délai légal de contestation est en général jusqu’au 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement (ex. taxe foncière 2025 contestable jusqu’au 31 décembre 2026).
👉 En cas de refus de l’administration, un recours devant le tribunal administratif reste possible.
La taxe foncière 2025 marque une pause bienvenue après deux années de flambée, mais cette accalmie est largement liée au contexte électoral. Les entreprises et associations doivent rester vigilantes : les pressions financières pesant sur les communes pourraient conduire à de nouvelles hausses après 2026.
Dans ce contexte, l’enjeu pour les organisations est double : anticiper les évolutions fiscales et sécuriser leurs bases d’imposition pour éviter de payer plus que nécessaire. L’accompagnement d’un expert comme Leyton permet non seulement d’obtenir des économies immédiates, mais aussi de préparer l’avenir dans un environnement fiscal incertain.
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