Bilan carbone : un outil stratégique pour la décarbonation des entreprises

  • Par Leyton
    • 11 Oct 2024
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Bilan carbone x sami

Prix du carbone, réglementations françaises et européennes, demandes des fournisseurs ou des clients sans parler des conséquences déjà visibles du réchauffement climatique… La pression autour du carbone s’intensifie d’année en année pour les entreprises. 

Ces dernières n’ont d’autres alternatives que de réduire massivement leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). 

C’est un impératif face à l’urgence climatique, mais aussi pour maintenir ou renforcer sa compétitivité.  

Comment réussir sa transition ? Comment élaborer un plan d’action approprié aux activités et au secteur de son entreprise ? Comment intégrer la réduction des émissions de GES dans son modèle d’affaires ?

Il n’y a jamais de réponse unique. Mais il y a un indispensable : commencer par réaliser un bilan carbone. Sans bilan carbone, impossible de connaître avec précision sa dépendance au carbone, quelles sont les activités de son entreprise qui émettent le plus ou encore où concentrer ses efforts pour réduire au plus vite ses émissions. 

Et parce qu’elle permet aussi de gagner en compétitivité, de s’adapter face aux risques climatiques, de s’adapter à un marché en évolution, la mesure de son empreinte carbone est un outil essentiel dans la stratégie globale de l’entreprise. 

Voilà l’essentiel à connaître au sujet du bilan carbone. 

Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?

Le bilan carbone, c’est la photographie à un moment donné de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre, directes et indirectes, d’une entreprise. C’est le point de départ de toute stratégie climatique. 

Le terme de “bilan carbone” est en fait le nom d’une méthode utilisée pour calculer l’empreinte carbone : le Bilan Carbone®, lancé en 2004 et qui est devenu l’outil de référence en France.  

Mais d’autres méthodologies de mesure de l’empreinte carbone existent, notamment le GHG Protocol. C’est cette méthodologie qui devra être utilisée afin de calculer les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de la CSRD. On parle aussi de BEGES, le bilan d’émissions de gaz à effet de serre, pour le bilan obligatoire des entreprises de plus de 500 salariés et des collectivités de plus de 50 000 habitants.

Notre partenaire sur la mesure et la réduction des émissions de CO2, la plateforme Sami et ses consultants sont en mesure d’utiliser ces différentes méthodologies en fonction des besoins et des demandes des entreprises. 

Pourquoi faire un bilan carbone ?

Il existe 4 grandes raisons de faire son bilan carbone.

Un enjeu de compétitivité

Ne pas prendre en compte sa dépendance aux émissions de CO2 dans sa stratégie peut menacer les performances économiques de l’entreprise.

Les risques sur la performance économique

Risques liés aux parties prenantes

De plus en plus de consommateurs sont attentifs à l’empreinte carbone et environnementale des produits qu’ils achètent. C’est le cas également de nombreuses entreprises. Ces dernières intègrent de plus en plus des critères carbone dans leurs appels d’offres ou dans les chartes d’achat passées avec leurs fournisseurs.

● Risques de marché

Les prix du carbone sont croissants. Sans bilan carbone, l’entreprise n’est pas en mesure de connaître précisément son exposition au carbone et donc au risque financier associé (matières premières plus chères, marges moins importantes…) 

Par ailleurs, ne pas engager sa transition, c’est prendre le risque d’être en retard sur les innovations bas-carbone qui voient le jour. 

Risques de financement

Les fonds d’investissement sont de plus en plus nombreux à exiger des entreprises de leur portefeuille à minima le calcul de leur empreinte carbone, pour d’autres la mise en place d’une stratégie de baisse des émissions.

De nombreux autres acteurs financiers excluent désormais les entreprises qui évoluent dans des secteurs très carbonés. C’est ce qu’a annoncé la Banque de France qui exclura de ses portefeuilles d’ici à 2024 toute entreprise qui développe de nouveaux projets d’extraction d’énergies fossiles. 

Les opportunités

À l’inverse, s’engager dans la réalisation d’un bilan carbone et une démarche de transition offre des perspectives de bénéfices économiques : gain de parts de marché, accès au financement, avantage concurrentiel dans les appels d’offres, etc. C’est aussi réaliser des économies, notamment sur la consommation énergétique.

L’équipe expertise de notre partenaire, Sami, a chiffré 60 des actions les plus mises en place dans les stratégies de décarbonation des entreprises. Résultat : pour la très grande majorité de ces actions, elles permettent évidemment de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais elles sont aussi rentables financièrement sur la durée de vie de l’action. En clair, en matière de décarbonation, il y a bien souvent un alignement entre l’intérêt carbone et l’intérêt financier. 

Un enjeu réglementaire

La réglementation se durcit année après année sur la mesure et la réduction des émissions de Co2e des entreprises. 

En France, un bilan d’émissions de gaz à effet de serre (BEGES) est obligatoire tous les 4 ans pour les entreprises de plus de 500 salariés et tous les 3 ans pour les collectivités de plus de 50 000 habitants. 

À l’échelle européenne, deux directives récentes viennent renforcer significativement les obligations de transition climatique pour les entreprises : la CSRD et la CSDDD. La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) intègre ainsi les enjeux climatiques au reporting extra-financier, avec un volet consacré au changement climatique et au sein duquel est attendu un bilan carbone complet. La CSDDD (Corporate Sustainability Due Diligence Directive) oblige les entreprises à élaborer un plan de transition compatible avec l’objectif de limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C. 

Pour en savoir plus sur la CSRD, c’est ici

Marque employeur et risque juridique

Là encore, l’engagement des entreprises dans la décarbonation peut s’analyser sous l’angle risques /opportunités. 

C’est le cas notamment pour l’image auprès de ses collaborateurs, la capacité de les retenir ou d’attirer de nouveaux talents. 

Mais il y a également des risques juridiques avec des actions en justice contre les entreprises accusées de ne pas mettre en place de stratégies ambitieuses de baisse des émissions qui se multiplient. D’après l’Institut Grantham de recherche sur le changement climatique et l’environnement, 26 recours en justice contre des entreprises ont été recensés en 2022 contre seulement 6 en 2019.

Un enjeu éthique

Diviser par 2 les émissions mondiales de CO2 d’ici 2030. Voilà l’objectif rappelé dans le dernier rapport du GIEC afin de limiter la hausse des températures à 1,5 degrés à la fin du siècle. C’est un enjeu majeur, car chaque dixième de degré en plus a des impacts dévastateurs sur nos sociétés. 

Et les entreprises ont un rôle clé à jouer dans la réduction des émissions de GES. Selon l’initiative Science Based Targets (SBTi), elles devraient viser une baisse de 4,2 % par an pour respecter l’objectif de l’Accord de Paris, c’est-à-dire limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. 

C’est là qu’intervient le bilan carbone, car il va permettre d’identifier les activités les plus émettrices et d’élaborer une stratégie de réduction des émissions de GES.

Comment les émissions sont-elles catégorisées ?

Les émissions de GES sont généralement classées en trois catégories, appelées « scopes », qui permettent de distinguer les différentes sources d’émissions.

Le Scope 1 : les émissions directes

Les émissions de scope 1 sont les émissions directes de GES générées par une entreprise ou une organisation. Elles comprennent les émissions provenant par exemple : 

de la combustion de combustibles fossiles pour le chauffage d’un bureau ou d’une usine

de la combustion de combustibles fossiles pour la climatisation ou pour les véhicules de l’entreprise

des fuites de gaz frigorigènes ou d’une chambre froide

Le Scope 2 : les émissions indirectes liées à l’énergie

Les émissions de scope 2 sont les émissions indirectes de GES liées à la consommation d’énergie d’une entreprise ou d’une organisation. Elles comprennent les émissions provenant :

de la production d’électricité

de vapeur, de chaleur ou de froid

Le Scope 3 : les autres émissions indirectes

Les émissions de scope 3 sont toutes les autres émissions indirectes de GES générées par les activités d’une entreprise ou d’une organisation, mais qui ne sont pas incluses dans les scopes 1 et 2. Quelques exemples d’émissions du scope 3 :

les achats de matières premières et de marchandises

les déplacements domicile-travail

les déplacements professionnels

l’utilisation des produits vendus

la fin de vie des produits

Les émissions du scope 3 représentent en général la très grande majorité des émissions liées à l’activité d’une entreprise. 

Chaque scope est divisé en sous-catégories, appelées aussi postes d’émissions. Le Bilan Carbone® répertorie ainsi 23 postes d’émissions, que vous retrouvez dans le graphique ci-dessus.

Quelles sont les grandes étapes d’un bilan carbone ? 

Définir le périmètre de l’étude

La première étape du bilan carbone consiste à cartographier les flux d’énergie, de matières premières, de déchets et de produits générés par l’entreprise. Cette étape permet de déterminer ce qui sera pris en compte dans le calcul du bilan carbone.

Trois périmètres sont à distinguer :

Le périmètre temporel : c’est la période sur laquelle va être calculé le bilan carbone. Généralement, c’est sur une année complète pour refléter au mieux la globalité de l’activité de l’entreprise.

Le périmètre organisationnel : c’est l’ensemble des sites, installations et activités de l’entreprise qui doivent être pris en compte. Il existe deux définitions du périmètre organisationnel : 

– « Part du capital » : les émissions des biens et activités sont prises en compte à hauteur de la participation financière de l’organisation

– « Contrôle » : financier (prise en compte des émissions des installations contrôlées financièrement) ou opérationnel (prise en compte des émissions des installations exploitées)

Le périmètre opérationnel : le Bilan Carbone® doit prendre en compte toutes les émissions directes et indirectes de l’entreprise.

Collecte des données

La collecte des données est une étape cruciale dans le calcul du bilan carbone. Les données d’activités de l’entreprise doivent être inventoriées, collectées et transformées en quantité de CO2 équivalent grâce aux facteurs d’émission. Plus les données récupérées seront précises et exhaustives, plus la précision du bilan carbone sera importante.

Les données doivent refléter toutes les émissions directes et indirectes de l’entreprise, en fonction des scopes 1, 2 et 3.

Consolidation

Une fois la collecte terminée, l’étape suivante est la consolidation des données. Cette phase permet de s’assurer que les données collectées sont bien les bonnes, qu’il n’y a pas d’incohérences, d’erreurs manifestes, d’oublis et de doublons dans la mesure des émissions.

Analyse des résultats

Deux approches différentes mais complémentaires permettent de lire et d’analyser les résultats de l’empreinte carbone : l’approche générale et l’approche analytique. 

L’approche générale permet d’avoir une première vision du total et de la répartition des émissions selon leurs catégories. Les résultats du bilan carbone sont présentés avec le total des émissions de GES. Ces émissions sont réparties par scope (1, 2 et 3) et par catégories d’émissions.

Mais cette approche générale ne permet que partiellement d’analyser les sources des émissions de GES. Et c’est là que l’approche analytique prend tout son sens. Elle permet en effet de répartir les émissions selon leurs catégories mais aussi et surtout selon les activités de l’entreprise, ce qui permet de les détailler beaucoup plus finement, par filiale, par produit, par fournisseur, etc… 

Exemple issu d’un bilan carbone anonymisé sur les émissions issues des déplacements des collaborateurs par site de l’entreprise et en fonction de la motorisation des véhicules. 

Plan d’action

La mesure des émissions de gaz à effet de serre n’est pas une finalité en soi. Elle est le point de départ d’une stratégie de baisse des émissions. Cette stratégie doit se matérialiser par un plan d’action.

Le plan d’action est une partie intégrante du bilan carbone. Il est obligatoire dans la réalisation d’un Bilan Carbone® et fait partie du dispositif d’accompagnement dans le cadre du dispositif Diag Decarbon’Action.

4 grandes étapes sont incontournables dans la mise en place de ce plan d’action :

Définir des objectifs chiffrés

Sélectionner les actions à mettre en œuvre

Établir un planning de mise en œuvre

Suivre et évaluer les résultats

Les avantages d’une plateforme comme Sami

Collecte des données

La collecte des données est une étape cruciale mais chronophage et parfois complexe. Alors pour à la fois accélérer la démarche tout en étant le plus précis possible dans les données collectées, Sami utilise plusieurs outils : 

le Fichier d’Écritures Comptables (FEC) : notre partenaire a développé un outil d’automatisation du traitement du FEC qui lui permet de collecter uniquement les données pertinentes et de calculer les émissions associées.

les collecteurs de données : plusieurs collecteurs ont été créés par Sami pour intégrer les données de l’entreprise à la plateforme. Il y a un collecteur pour les locaux, pour les intrants, le fret ou encore le numérique qui vont permettre ensuite de calculer les émissions associées. 

les questionnaires : là encore, plusieurs questionnaires ont été créés par Sami afin de faire remonter les données les plus précises possibles dont un questionnaire destiné aux fournisseurs pour collecter les données liées aux achats de produits et services. 

Consolidation automatique

Les données issues des collecteurs ou questionnaires sont intégrées à la plateforme qui va les analyser automatiquement, les consolider et les attribuer aux bonnes catégories d’émissions.

Une base de plus de 110 000 facteurs d’émissions

Les facteurs d’émissions (FE), c’est ce qui permet de passer des données d’activités collectées aux émissions associées. C’est le rouage essentiel du calcul du bilan carbone. Chaque donnée d’activité est ainsi convertie en émissions de CO2e grâce aux facteurs d’émissions. 

Les entreprises ou les consultants qui utilisent la plateforme Sami bénéficient de plus de 110 000 FE. Une base de données consolidée, enrichie et actualisée en continu par les experts de Sami afin de rendre les bilans carbone toujours plus précis. 

Approche analytique

La plateforme permet un reporting automatique des émissions par scopes, par catégories d’émissions mais aussi avec une approche analytique selon l’activité de l’entreprise, sa structure (par filiales), ses produits, ses sites, etc. 

Comme expliqué précédemment, cette approche analytique permet une bien meilleure vision et compréhension de la structure des émissions de l’entreprise. Afin de pouvoir proposer cette comptabilité carbone analytique, Sami a développé une plateforme appropriée avec :

Plus de 300 catégories d’émissions possibles afin de personnaliser et mieux catégoriser les émissions, en entrant à chaque fois dans le détail. Par exemple pour le fret, on peut choisir fret amont, interne ou aval. Puis s’il s’agit d’un fret routier, maritime, aérien ou encore ferroviaire. Et s’il s’agit d’un fret routier, avec quel type de véhicule.

La création possible de “dimensions” et de “tags” afin d’associer précisément, au sein même d’une catégorie, des émissions à la structure de répartition qui a été choisie par l’entreprise. Les dimensions, ce sont des grandes familles de répartition : filiales, pays de provenance, fournisseurs, localisation, matières premières, etc… Et au sein de ces grandes familles, on crée des tags, par exemple pour chaque site de production de l’entreprise. 

La création d’indicateurs d’analyse personnalisés : intensité carbone économique (par rapport à votre chiffre d’affaires), intensité collaborateur, intensité par produit vendu, intensité par filiale, etc.

Plan d’action

La mise en place et la gestion du plan d’action sont intégrées à la plateforme Sami. L’entreprise peut définir des objectifs chiffrés de baisse des émissions pour une année cible et dessiner ainsi sa trajectoire pour les prochaines années. La plateforme permet également de comparer la trajectoire établie avec une trajectoire conforme au référentiel SBT (Science Based Targets). 

Un catalogue d’actions est proposé sur la plateforme, avec plus de 250 mesures dans toutes les catégories d’émissions. Chaque action ajoutée figure dans le plan de l’entreprise et ajuste automatiquement la projection de baisse totale des émissions.

La plateforme offre également la possibilité de créer différents plans d’action au niveau du groupe. L’entreprise peut alors définir des plans d’action propres à chaque filiale, à chaque pays ou encore à chaque entité, avec un objectif et des mesures associées. Dans ce cas là, chaque entité peut avoir une trajectoire de réduction des émissions différentes. 

Quelles subventions et financements pour son bilan carbone ? 

Financer la mesure de son empreinte carbone et son plan d’action

Le Diag Décarbon’Action

Le Diag Decarbon’Action est un dispositif permettant d’accompagner les entreprises dans la réalisation d’un bilan carbone. Cette offre est opérée par Bpifrance, co-financée par l’ADEME. 

Le Diag comprend la réalisation d’un bilan carbone, la co-construction d’une stratégie climat pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et un accompagnement dans la mise en place des premières mesures du plan d’action. 

Sont éligibles les entreprises de moins de 500 salariés n’ayant jamais réalisé de bilan carbone jusque-là. A partir du 1er juillet 2024, après subvention, le prix sera de : 6000 euros pour toutes les entreprises éligibles

Le Diag Ecoconception

Autre dispositif opéré par Bpifrance et co-financé par l’ADEME, il ne permet pas de financer directement un bilan carbone. 

Mais il accompagne les entreprises dans l’écoconception de leurs produits afin de minimiser leur impact écologique tout au long de leur cycle de vie. Cela comprend des beaucoup d’indicateurs environnementaux dont la biodiversité, l’impact sur la pollution des sols mais aussi l’impact sur le changement climatique. 

Le programme d’accompagnement se déroule sur 6 à 8 mois et il comprend notamment une sensibilisation à l’écoconception, la réalisation d’une évaluation environnementale ou encore l’identification de leviers d’écoconception. 

Le prix final pour l’entreprise (avec la subvention) est de : 

  • 5 400€ HT pour les petites entreprises comptant entre 1 à 49 salariés et réalisant moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de total de bilan.
  • 7 200 € HT pour les moyennes entreprises comptant entre 50 à 249 salariés et réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros ou un total de bilan inférieur à 43 millions d’euros.

Le Diag Ecoflux

Le diagnostic Éco-Flux se focalise sur l’analyse des flux au sein de l’entreprise et permet de les cartographier. Une fois les flux analysés et les impacts évalués, le diagnostic identifie des opportunités d’amélioration. Il peut s’agir de recommandations pour réduire la consommation d’énergie, optimiser la gestion des déchets, réduire les émissions de CO2, etc.

Après subvention, le dispositif coûte : 

  • 2 000€ HT pour les sites de 20 à 49 salariés
  • 3 000€ HT pour les sites de 50 à 250 salariés  

Les autres dispositifs pour financer la décarbonation de son entreprise

Beaucoup d’autres dispositifs existent en France afin d’accompagner financièrement les entreprises dans leur décarbonation. 

On peut citer par exemple les Prêts Verts de l’Ademe et de Bpifrance, les nombreux appels à projets lancés par l’Ademe (Transition écologique des PME, Décarbonation dans l’industrie…) ou encore le Crédit d’Impôt Investissements Industrie Verte (C3IV)

Vous retrouverez l’ensemble des dispositifs existants dans cet article.

Conclusion

Le bilan carbone s’impose aujourd’hui comme un indispensable dans les exercices réglementaires de reporting : BEGES en France, CSRD en Europe. Mais il est bien plus qu’un simple outil de conformité. 

Face à l’accélération du réchauffement climatique et donc des risques climatiques en France comme ailleurs, face aux objectifs de baisse des émissions de GES de plus en plus ambitieux, face à des concurrents qui investissent dans la décarbonation de leurs activités, le bilan carbone est essentiel pour piloter sa stratégie d’entreprise. On ne réduit que ce que l’on connaît. En clair, c’est le bilan carbone qui donne le top départ d’un plan d’action ambitieux et profitable à l’entreprise. 

Auteur

Leyton

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