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En 2026, la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) pour les emballages connaît une refonte majeure. Elle complète la contribution existante pour les emballages ménagers et de restauration avec le reste des emballages professionnels en circulation du le marché français.
Une avancée attendue pour renforcer l’économie circulaire et répondre aux enjeux environnementaux des entreprises. Quelles sont les réels impacts de cette nouvelle réglementation ? Qui est concernée et comment s’y préparer ?
Charline Dumont, experte performance environnementale chez Leyton, vous propose un décryptage des nouveautés, des objectifs et des impacts concrets pour les acteurs économiques.
La nouvelle filière REP emballages professionnels, entrée en application le 1er juillet 2026, marque une nouvelle étape dans la gestion des déchets professionnels. Elle vise à intégrer l’ensemble des emballages utilisés en contexte professionnel non couverts par les REP actuelles, en améliorer la collecte, le tri et le recyclage (cartons, films plastiques, palettes, et bien d’autres).
Jusqu’à présent, et ce malgrès le fait qu’il représentaient un volume considérable, ces emballages bénéficiaient d’un encadrement moins strict que celui des emballages ménagers. Désormais, tous les producteurs, distributeurs et utilisateurs d’emballages professionnels (industriels, artisans, commerçants ou prestataires logistiques) sont concernés. L’enjeu est double : réduire les déchets tout en optimisant les ressources, avec une attention particulière portée à l’écoconception et au réemploi des emballages.
Cet élargissement du périmètre induit des évolutions majeures pour les entreprises :
« Cette réforme s’inspire des bonnes pratiques d’autres filières REP, comme celle des emballages ménagers, tout en adaptant les règles aux spécificités des emballages professionnels. » Charline Dumont
Les filières REP existantes ont révélé certaines limites en termes d’efficacité, alors qu’elles sont essentielles pour l’économie circulaire. La REP Produits et Matériaux de Construction du Bâtiment (PMBC) en est un bon exemple. Sa refonte actuelle vise à clarifier les responsabilités et d’améliorer significativement les taux de recyclage.
Avec la nouvelle REP emballages professionnels, les pouvoirs publics et les acteurs économiques visent à :
« La gestion des déchets est un enjeu de taille. Les emballages professionnels représentent près de 40% des déchets d’emballages en France. Or, si 76% des déchets inertes sont aujourd’hui recyclés ou valorisés, l’objectif est fixé à 90% en 2028. » Charline Dumont.
Le dispositif de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) n’est pas nouveau. Il a été mis en place dans le décret du 1er avril 1992, qui l’a d’abord appliqué aux emballages ménagers. La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire), adoptée en 2020, en a élargi le champ d’application pour inclure progressivement les secteurs professionnels. En commençant par la restauration, puis les emballages industriels et commerciaux (EIC). C’est dans cette continuité que s’inscrit la REP Emballages professionnels.
La REP repose sur un principe simple mais puissant : les producteurs, importateurs et distributeurs sont responsables de la gestion de la fin de vie de leurs produits, une fois ceux-ci devenus des déchets. Concrètement, cela implique :
« Aujourd’hui, la France compte 22 filières REP, couvrant des produits aussi variés que les piles, les pneus, les médicaments ou les meubles. La REP emballages professionnels vient compléter ce dispositif en ciblant un flux de déchets jusqu’ici sous-représenté. » Charline Dumont
La gestion des déchets d’emballages est un pilier des politiques environnementales et de l’économie circulaire. En 2026, la REP Emballages professionnels s’articule autour de quatre objectifs stratégiques :
Chaque année, des millions de tonnes d’emballages sont mises en circulation. Jusqu’à présent, une part importante échappait à toute filière organisée de recyclage. Désormais, la REP impose un suivi rigoureux des produits mis sur le marché, permettant de mieux maîtriser ces flux.
Cet axe stratégique est au cœur de la REP emballages professionnels et devient un critère pour les agréments des éco-organismes (Citéo Pro, Twiice et Leko Pro), en cohérence avec le règlement européen PPWR.
En obligeant les entreprises à financer la collecte et le traitement des déchets, le dispositif encourage le développement de solutions de tri, de recyclage et de valorisation plus performantes. L’intégration d’emballages réemployables en B2B permet également de réduire les déchets et de limiter l’impact environnemental.
Les producteurs sont désormais incités à repenser la conception de leurs emballages dès leur création. Cela implique de privilégier des matériaux plus légers, recyclés et recyclables, afin de faciliter leur fin de vie.
Les entreprises doivent déclarer les tonnages mis sur le marché. Cette obligation de traçabilité permet d’améliorer la connaissance des flux d’emballages et de mesurer les progrès accomplis en matière de recyclage.
La REP Emballages Professionnels s’applique à toutes les entreprises qui mettent à disposition des emballages sur le marché français, qu’elles soient fabricants, importateurs ou distributeurs, et ce, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité.
Contrairement à d’autres filières REP, aucun secteur n’est épargné : la réglementation couvre désormais l’ensemble des usages, qu’il s’agisse de l’agroalimentaire, de la logistique, de la construction, de l’automobile, de l’électroménager, de la santé ou de la restauration.
La REP Emballages professionnels couvre l’ensemble des emballages, classés en quatre catégories :
La filière est entrée en vigueur depuis le au 1er janvier 2026. Cependant, les entreprises ne commenceront à verser des éco-contributions, auprès des éco-organismes, qu’à partir du 1er juillet 2026, sans effet rétroactif.
« Ce décalage, offre aux entreprises un temps d’anticipation précieux pour se préparer sereinement à leurs nouvelles obligations. » Charline Dumont
À l’image de la loi AGEC, les filières REP évoluent pour répondre aux enjeux environnementaux actuels. Ces réglementations, strictement encadrées par le Code de l’environnement, renforcent les moyens de suivi des filières avec de nouveaux objectifs : réemploi, réutilisation et éco-conception des produits.
Pourquoi cette réglementation mérite-t-elle toute votre attention ? Parce qu’elle élargit considérablement la responsabilité des metteurs sur le marché, en intégrant désormais tous les emballages utilisés dans un cadre professionnel. Ces exigences nécessitent des ressources spécifiques, souvent indisponibles en interne. Faire appel à des experts, comme Leyton, peut vous aider à les appréhender avec sérénité et efficacité.
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