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Depuis plusieurs années, l’intérim médical est au cœur des débats en France. Outil indispensable pour pallier les difficultés de recrutement, il représente aussi un poste de dépense croissant pour les hôpitaux et les centres de santé. Le nouveau décret encadrant l’intérim médical, réécrit en 2024 après l’annulation du précédent par le Conseil d’État, vient renforcer la régulation et soulève de nouvelles interrogations pour les dirigeants hospitaliers, les DAF et les DRH.
Dans ce contexte, comprendre les nouvelles règles et anticiper leurs impacts financiers est une nécessité pour les décideurs.
Le recours à l’intérim médical s’est fortement accru ces dernières années, notamment en raison de la pénurie de médecins hospitaliers. Selon la Drees, près de 30% des centres hospitaliers français ont recours à l’intérim médical de manière régulière pour assurer la continuité des soins.
Le problème dans le milieu hospitalier est double :
En Outre-mer, la situation est encore plus tendue : l’éloignement géographique et la difficulté d’attirer des talents accentuent le recours aux contrats courts et aux missions intérimaires.
Le décret publié à l’été 2024 vient préciser le dispositif déjà introduit par la loi du 27 décembre 2023. L’une des principales nouveautés est le bornage de deux ans d’exercice préalable pour tout professionnel souhaitant exercer en intérim.
Jusqu’alors limité aux sages-femmes et à certaines professions paramédicales, ce délai de deux ans est désormais étendu aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes. L’objectif est clair : éviter que les jeunes diplômés ne privilégient l’intérim dès la sortie de leurs études, au détriment de postes permanents dans les établissements publics.
Concrètement, cela signifie que tout praticien doit avoir exercé au moins deux ans (en France ou dans un pays de l’UE/EEE) avant de pouvoir signer un premier contrat d’intérim.
Au-delà de la durée minimale d’exercice, le gouvernement a introduit un plafonnement strict des rémunérations pour l’intérim médical.
Un arrêté du 9 septembre 2024 fixe des plafonds horaires et journaliers applicables aux praticiens vacataires et intérimaires.
Ces plafonds incluent :
En cas de non-respect, les Agences régionales de santé (ARS) peuvent infliger des sanctions allant jusqu’à 100 000 € (ou 5% des recettes d’assurance maladie de l’établissement concerné).
Ces mesures visent à endiguer les dérives observées, où certains intérimaires étaient rémunérés à des niveaux parfois 60% supérieurs à ceux des praticiens titulaires selon le Ministère de la Santé.
Si la régulation est nécessaire, elle ajoute une complexité administrative et juridique pour les hôpitaux et structures médico-sociales.
Les équipes RH et financières doivent désormais :
Cette charge supplémentaire pèse sur des services déjà fragilisés par le manque de ressources humaines.
Il serait illusoire de penser que l’intérim médical peut disparaître. Dans de nombreux cas, il reste le seul moyen d’assurer la continuité des soins, en particulier dans les territoires sous-dotés.
Cependant, la réforme en cours incite les établissements à rechercher des alternatives plus pérennes :
Face à ce contexte mouvant, un accompagnement externe peut faire la différence.
Des experts de la gestion de l’intérim aident des établissements publics et privés à :
Cela permet de bénéficier d’une double expertise :
Le nouveau décret sur l’intérim médical marque une étape décisive dans la régulation du secteur. S’il répond à une volonté de contenir les coûts et de stabiliser l’offre de soins, il complexifie la tâche des décideurs de centres hospitaliers et RH.
Dans ce contexte, les établissements qui réussiront à anticiper les changements réglementaires, à sécuriser leurs contrats et à optimiser leurs coûts sociaux seront mieux armés pour faire face aux défis à venir.
L’intérim médical désigne le recours par un établissement de santé à des praticiens temporaires – médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes ou autres – recrutés via une agence d’intérim pour garantir la continuité des soins.
Il s’agit souvent d’une solution temporaire pour pallier des pénuries de personnel ou répondre à des besoins urgents, mais son coût intérim médical élevé et sa dépendance constituent des enjeux stratégiques pour les hôpitaux.
Depuis l’arrêté du 9 septembre 2024, la rémunération des praticiens intérimaires est soumise à un plafond intérim médical qui inclut le salaire brut, les frais de mission et la marge de l’agence.
En cas de dépassement, les ARS peuvent sanctionner l’établissement à hauteur de 100 000 € ou 5% de ses recettes d’assurance maladie.
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