Bpifrance Assurance Export : le guide pour PME et ETI
Se développer à l’international représente une opportunité majeure de croissance pour les entrepr...

Depuis le 1er mars 2026, les associations sont en principe redevables de la taxe d’apprentissage*, même sans être soumises à l’impôt sur les sociétés.
Cette évolution issue de la loi de finances pour 2026 marque une rupture majeure : elle élargit significativement le périmètre des organismes concernés par la taxe d’aprentissage et crée de nouvelles obligations pour les structures associatives employeuses.
*La taxe d’apprentissage est une contribution destinée à financer le développement de l’apprentissage et des formations technologiques et professionnelles.
La réforme s’applique depuis le 1er mars 2026, conformément à l’article 135 de la loi de finances pour 2026.
Avant cette date, les associations bénéficiaient d’une exonération explicite prévue par le Code du travail. Cette exonération est désormais supprimée et entraîne un changement de paradigme pour de nombreuses structures.
Cette nouvelle réformeélargit significativement le nombre d’organismes concernés et crée de nouveaux enjeux financiers et opérationnels pour le secteur non lucratif. Son article 135 acte en effet, une modification du champ des entités redevables, avec des conséquences directes pour de nombreux acteurs jusqu’ici exonérés.
Jusqu’à présent, la taxe d’apprentissage était principalement due par les employeurs soumis à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et commerciaux.
À ce titre, certaines structures étaient expressément exonérées par l’article L6241-1 du code du travail, notamment :
Cette exonération était bien identifiée dans la doctrine administrative et les ressources officielles.
L’article 135 de la loi de finances pour 2026 ainsi que la doctrine de l’URSSAF mettent fin à cette situation en supprimant cette exonération à compter du 1er mars 2026.
Désormais, les associations deviennent, par principe, redevables de la taxe d’apprentissage, même lorsqu’elles ne sont pas soumises à l’impôt sur les sociétés. Cette réforme intègre ces acteurs dans une approche élargie du financement de la formation professionnelle.
Toutes les associations employeuses disposant d’une masse salariale sont susceptibles d’être concernées par la réforme. En pratique :
Une analyse au cas par cas reste nécessaire selon la situation fiscale et sociale.
L’intégration des associations dans le périmètre de la taxe d’apprentissage entraîne plusieurs conséquences majeures :
Un grand nombre d’organismes non lucratifs, jusqu’ici exonérés, deviennent concernés par la taxe.
La taxe étant calculée sur la masse salariale, les associations employeuses peuvent constater une augmentation significative de leurs charges.
La plupart des structures visées sont déjà imposée sur leur masse salariale par le bais de la taxe sur les salaires, ce qui rend la réforme injuste d’un point de vue des assiettes
➡️ Impact budgétaire potentiel significatif, notamment pour les grandes associations employeuses.
Le calcul de la taxe d’apprentissage repose sur une formule simple :
📌 Taxe d’apprentissage = masse salariale × taux applicable
La part principale est déclarée mensuellement via la DSN, tandis que le solde fait l’objet d’une déclaration annuelle.
➡️ Quelle est l’assiette ? L’assiette correspond à la masse salariale, c’est-à-dire :
➡️ Le taux de droit commun est de 0,68% de la masse salariale, réparti en deux fractions :
Un régime spécifique existe pour les établissements situés en Alsace-Moselle, dans le Haut-Rhin, Bas-Rhin et la Moselle avec un taux global de 0,44%.
Les associations redevables doivent désormais déclarer la part principale mensuellement via la DSN et déclarer le solde annuellement.
Cette évolution implique une adaptation des processus internes, notamment pour les structures peu familiarisées avec ce type de contribution.
Plusieurs incertitudes subsistent à ce stade :
Une analyse au cas par cas reste indispensable.
La taxe d’apprentissage 2026 ne constitue pas une simple évolution technique.
Cette réforme s’inscrit dans une logique d’élargissement de l’assiette des prélèvements finançant la formation professionnelle. Elle soulève néanmoins des enjeux opérationnels importants pour les acteurs non lucratifs, souvent peu familiers avec ce type de contribution.
Dans l’attente de précisions administratives, les organisations concernées ont tout intérêt à anticiper leur assujettissement, évaluer l’impact financier et adapter leurs processus déclaratifs.
Face à ces évolutions, nos experts peuvent vous proposer des leviers qui viennent compenser le coût non budgété de cette réforme.
Demandez votre analyse 360° gratuite et sans engagement arrow_outwardarrow_outwardDécouvrez nos derniers insights
Voir plus arrow_forward
Se développer à l’international représente une opportunité majeure de croissance pour les entrepr...

À la suite des élections municipales, la Taxe sur la Publicité Extérieure (TPE) ou Taxe Locale su...

Pourquoi la loi de finances 2026 modifie la fiscalité locale (valeurs locatives, taxe logements v...

Quels leviers pour réduire les coûts et l’impact environnemental du traitement des déchets ? La g...