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Externaliser une partie de sa R&D peut être un levier puissant : accès à des compétences rares, accélération du développement, réduction des délais.
Mais dès qu’il est question de crédit d’impôt recherche (CIR) et de sous-traitance, les règles deviennent strictes. Une erreur ou omission sera relevée en contrôle fiscal.
Cet article propose un cadre clair et opérationnel pour valoriser et sécuriser vos dépenses de sous-traitance CIR.
La sous-traitance CIR correspond à des travaux de recherche et développement confiés, par contrat, à un tiers (entreprise d’ingénierie, cabinet spécialisé, laboratoire public ou privé, organisme de recherche).
Pour être valorisées, ces dépenses de recherche doivent :
En revanche, certaines activités ne sont pas couvertes. C’est le cas de la maintenance applicative, de l’intégration standard, du paramétrage “catalogue”, de la formation ou encore de la recette métier.
➡️ À distinguer : la collaboration de recherche (CICo), qui implique un partage des risques et des résultats. La sous-traitance CIR, elle, repose sur un contrat de prestation.
Pour que les dépenses facturées par le prestataire entrent dans l’assiette du CIR du donneur d’ordre, le prestataire doit être agréé CIR. Cette règle s’applique aussi bien aux organismes privés qu’aux organismes publics (depuis 2022).
➡️ Conseil : faites de la vérification d’agrément un réflexe systématique avant toute contractualisation.
Trois garde-fous structurent l’éligibilité :
Vos dépenses de sous-traitance ne peuvent pas dépasser trois fois vos dépenses de recherche internes éligibles.
Exemple : avec 800 k€ de R&D interne, la limite est fixée à 2,4 M€.
> 10 M€ si le prestataire n’a pas de lien de dépendance avec vous ;
> 2 M€ en cas de lien de dépendance (filiale, contrôle, etc.). Ce plafond est inclus dans le plafond global de 10 M€.
Pour éviter un double avantage, le prestataire agréé cir qui facture des travaux de R&D doit déduire cette part de sa propre assiette CIR.
➡️ Ces règles visent à garantir que le CIR finance réellement de la recherche et développement et non une simple externalisation sans valeur ajoutée scientifique.
Le principe est simple : seuls les travaux réalisés par le prestataire de premier rang sont valorisables au titre du crédit impôt recherche CIR.
➡️ Évitez les chaînes successives de sous-traitance. Elles fragilisent la traçabilité et peuvent bloquer l’éligibilité.
👉 Ces erreurs, souvent simples à éviter, seront soulignées lors d’un contrôle fiscal.
Deux évolutions majeures ont marqué la sous-traitance CIR :
1️⃣ Fin du doublement : Depuis le 1ᵉʳ janvier 2022, les dépenses de R&D confiées à des organismes publics ne sont plus comptabilisées pour le double de leur montant. Elles sont désormais prises en compte au même niveau que celles confiées à des prestataires privés.
2️⃣ Obligation d’agrément généralisée : À partir du 1ᵉʳ janvier 2022, les prestations de recherche sous-traitées à des organismes publics ou assimilés ne peuvent être valorisées dans le CIR du donneur d’ordre que si ces organismes disposent d’un agrément CIR.
➡️ Résultat : le cadre est plus clair, mais il exige une vigilance renforcée sur l’agrément, les plafonds et la traçabilité.
La sous-traitance CIR est un outil utile pour accélérer l’innovation et optimiser vos dépenses de recherche. Bien cadrée, elle permet d’accéder à des expertises rares, de partager le risque et de bénéficier du crédit d’impôt recherche.
Cependant, il s’agit un dispositif exigeant : agrément, plafonds, anti-cascade et preuves constituent les quatre piliers à maîtriser.
➡️ En 2025, sécuriser vos dépenses de sous-traitance et renforcer vos process de traçabilité est la meilleure manière d’optimiser votre stratégie R&D, tout en restant serein face à un éventuel contrôle fiscal.
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