Pourquoi renégocier ses contrats déchets professionnels ?
Quels leviers pour réduire les coûts et l’impact environnemental du traitement des déchets ? La g...

Dans le secteur industriel, les matières non intentionnelles issues des procédés de production sont encore trop souvent traitées comme de simples déchets. Pourtant, ces résidus peuvent parfois devenir de véritables co-produits, à condition d’être repensés dès l’origine comme des ressources valorisables.
« Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas », affirme Yann Yann LeLouarn, expert en performance environnementale chez Leyton.
Comment repenser la place de ces flux dans la chaîne de valeur ? Quelles pratiques permettent d’optimiser la gestion des déchets pour en faire un levier de performance globale ?
À travers son regard, découvrez une autre lecture de la gestion des déchets, en mettant l’accent sur les leviers concrets pour limiter leur génération, identifier des potentiels de valorisation, et inscrire ces démarches dans une logique de performance durable pour l’entreprise.
Selon le Ministère de la Transition écologique, le terme de gestion des déchets englobe « toute activité participant à l’organisation de la prise en charge des déchets depuis leur production jusqu’à leur traitement final ». En entreprise, cela désigne donc tous les processus et pratiques liés au traitement des déchets générés par les activités de celle-ci.
La gestion globale inclut la collecte des déchets, le tri à la source, le stockage et le traitement (recyclage, valorisation ou élimination). Toutes ces activités sont réglementées et chaque acteur concerné est soumis à plusieurs obligations, y compris les entreprises (Responsabilité élargie du producteur (REP), etc.),. L’objectif de cette politique nationale : optimiser ces différents processus afin de réduire au maximum l’ impact environnemental de nos déchets tout en protégeant notre santé.
Cependant, se limiter à cette définition serait passer à côté d’une opportunité majeure. Chez Leyton, nous sommes convaincus que la gestion des déchets en entreprise doit aller bien au-delà de la simple conformité réglementaire. Il ne s’agit plus seulement de « gérer » ce qui est non voulu, mais de le considérer comme un co-produit à valoriser, une ressource potentielle à réintégrer dans un cycle de vie vertueux. C’est en adoptant cette vision proactive et innovante que l’on transforme une contrainte en un véritable levier de performance économique et environnementale.
Une entreprise, selon son secteur d’activité, produit différents types de déchets, qu’il convient d’identifier afin de respecter les obligations légales en vigueur.
Classification selon le producteur :
Cette catégorie regroupe les déchets des activités économiques qui peuvent être collectés avec ceux des ménages (papier, carton, emballages, etc.), sans traitement particulier. L’ADEME définit les déchets assimilés comme des « déchets des entreprises (artisans, commerçants) et du secteur tertiaire (administrations, hôpitaux) collectés dans les mêmes conditions que les ordures ménagères ».
Selon l’article R541-8 du Code de l’environnement, les déchets d’activités économiques (DAE) incluent « tout déchet, dangereux ou non dangereux, dont le producteur initial n’est pas un ménage ». En somme, il s’agit des déchets générés par les processus de l’ensemble des secteurs de production (construction, tertiaire, industrie, agriculture, etc.), tels que des matériaux usés ou des restes de matières premières. Une partie de ces déchets sont des déchets assimilés.
Classification selon les propriétés du déchet :
Ils présentent un ou plusieurs risques pour l’environnement ou la santé en raison de leur nature inflammable, toxique, corrosive, etc. Parmi eux, on trouve les déchets industriels spéciaux, les produits chimiques, les piles et batteries, les huiles usées. Selon le service public, tout déchet est considéré dangereux s’il est : explosif, comburant, inflammable, irritant, toxique, cancérogène, corrosif, infectieux, mutagène, dégageant un gaz à toxicité aiguë, sensibilisant, écotoxique. Ils sont identifiables par le sigle « HP » accompagné d’un nombre, d’après une liste définie par l’Union Européenne qui répertorie l’intégralité des catégories de déchets.
Cette catégorie comprend également les déchets qui contiennent des polluants organiques persistants, c’est-à-dire des substances « qui se dégradent lentement, s’accumulent dans les organismes vivants, sont toxiques et facilement transportées sur de longues distances ». C’est le cas par exemple des pesticides. Le traitement et l’élimination de ces déchets sont soumis à des obligations spécifiques afin d’éviter toute contamination pour l’environnement et notre santé.
Il s’agit de déchets qui ne présentent aucune des 15 propriétés de danger définies au niveau européen. Les règles de gestion sont plus souples que pour les déchets dangereux. Il s’agit par exemple de biodéchets, de déchets de verre ou de plastique, de bois, etc.
Les déchets inertes, aussi appelés déchets minéraux, sont principalement issus de la construction (béton, briques, tuiles, etc.). Ils sont dits inertes du point de vue chimique car ils ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction physique ou chimique dangereuse. Ils ne sont donc pas biodégradables. Bien que non toxiques contrairement aux déchets dangereux, leur volume considérable (77% des déchets issus des activités économiques en 2020 provenaient du secteur du BTP) pose des défis en matière de transport, de stockage et de recyclage. Selon l’ADEME, ces déchets peuvent être réutilisés comme remblais dans les carrières ou broyés en granulés, pour construire les soubassements de route par exemple.
Dans chaque système de production, une entreprise génère deux types de produits : ceux qui sont intentionnels (ce qu’elle vend à ses clients) et ceux qui sont non-intentionnels. Ces derniers, que l’on nomme souvent « déchets » (émissions, rejets aqueux, etc.), Leyton préfère les considérer comme des co-produits. Loin d’être une fatalité, cette « production indésirable » représente un coût caché majeur, affectant la rentabilité, l’image de marque, et pouvant même engendrer des risques légaux. Plus on ignore ces co-produits tout au long du cycle de vie de vos opérations, plus ils s’accumulent et grèvent l’exploitation de vos sites, augmentant considérablement vos dépenses. C’est pourquoi leur identification et leur prise en charge à la source sont cruciales pour le succès.
Adopter une gestion des déchets en entreprise qui intègre une vision à 360°, où le produit non intentionnel est pensé dès la conception du produit final, transforme ces défis en solutions puissantes. C’est une stratégie qui débloque de véritables leviers de rentabilité, ouvre la voie à la conquête de nouveaux marchés, et assure un avenir durable pour votre entreprise.
Il y a de nombreux avantages pour les entreprises à mettre en place une gestion efficace des co-produits, pour leur portefeuille, leur image mais aussi pour la planète.
Une gestion proactive et durable des produits non-intentionnels peut aider une entreprise à les valoriser au maximum. Moins de déchets produits = moins de dépenses pour leur traitement !
En réduisant ses déchets et en facilitant leur recyclage ou leur valorisation, l’entreprise réduit son empreinte écologique, c’est-à-dire son impact sur l’environnement, en diminuant la pollution de l’air, de l’eau et des sols. Elle réduit également son empreinte carbone, en émettant moins de gaz à effet de serre. Ce faisant, la société contribue aux objectifs de neutralité carbone de la France.
Selon l’ADEME, le recyclage des déchets a permis en 2019 d’éviter le rejet de 16 millions de tonnes d’équivalent CO2 et d’économiser 32 TWh de consommation d’énergie cumulée.
Pour transformer la gestion de vos déchets en un véritable atout, une approche méthodique est indispensable. Voici les étapes essentielles à suivre pour une démarche structurée et efficace :
Cette phase initiale permet de dresser un état des lieux précis de votre gestion actuelle des déchets. Nous cartographions vos flux et auditons vos contrats, reportings et factures pour identifier les points clés.
Après des audits sur site et la rencontre de vos équipes, nous vous livrons des recommandations concrètes avec un calcul des optimisations potentielles. Yann vous accompagne ensuite dans la gestion du changement et l’analyse de vos coproduits.
Nous gérons l’ensemble des consultations (rédaction d’appels d’offres, sourcing de filières) et les négociations pour choisir les meilleurs prestataires. Yann assure le support au démarrage pour une transition fluide sur vos sites.
Pour garantir le succès à long terme, nous mettons en place un suivi rigoureux avec paramétrage et formations aux outils. Un monitoring continu de la nouvelle organisation permet de contrôler les factures, animer le réseau et proposer des plans de progrès.
En améliorant la gestion de ses déchets, une entreprise contribue à la transition vers une économie circulaire. Cette approche prône entre autres le développement du recyclage et l’utilisation de matières provenant des déchets, afin de répondre aux enjeux liés à la surconsommation et au gaspillage.
Le respect de l’environnement faisant partie intégrante des piliers de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), la bonne gestion des déchets contribue à renforcer cette démarche. Cette stratégie permet notamment à une entreprise de concilier les dimensions économiques, sociales et environnementales de son activité.
Optimiser sa gestion des déchets, c’est également améliorer sa marque employeur, en démontrant son engagement en faveur du développement durable et de pratiques plus respectueuses de l’environnement. Il s’agit là d’un critère auquel les clients et potentiels futurs collaborateurs sont de plus en plus sensibles, et qui peut également devenir un avantage concurrentiel significatif.
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