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La COP 29, est la 29e conférence des Parties sur le Climat organisée par l’Organisation des Nations unies. Elle a eu lieu entre le 11 et le 22 novembre 2024 en Azerbaïdjan, réunissant près de 200 pays dont des dirigeants politiques et des négociateurs. Les COP sont l’occasion de coordonner l’action climatique mondiale afin de limiter le réchauffement planétaire. La troisième COP avait notamment permis la ratification du protocole de Kyoto en 1997, et la 21ème l’élaboration de l’Accord de Paris.
« Il était essentiel de parvenir à un accord lors de la COP 29 afin de maintenir la limite de 1,5°C pour le réchauffement de la planète. J’espérais un résultat plus ambitieux – à la fois sur le financement et l’atténuation – pour répondre à l’ampleur du grand défi auquel nous sommes confrontés, mais l’accord conclu fournit une base sur laquelle construire. Il doit être respecté dans son intégralité et dans les délais impartis. J’appelle les gouvernements à le faire de toute urgence ». – Antonio Guterres
Le bilan des débats de Bakou est au moins mitigé, au pire insuffisant. Les promesses faites lors de la COP28 semblent avoir été balayées et hors de portée au regard des ressources alignées.
Les objectifs de « transition vers l’abandon des énergies fossiles » se sont éloignés sous la présidence de l’Azerbaïdjan – un pays qui tire les deux tiers de ses recettes publiques des énergies fossiles.
Les estimations des besoins, des sources et des mécanismes de financement ont été au cœur des débats.
Les nations participant à la conférence de Bakou se sont engagées à atteindre un nouvel objectif collectif quantifié de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique (contre 100 milliards de dollars par an aujourd’hui). L’ambition est d’atteindre 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 grâce à des investissements publics et privés.
Selon la Convention de l’ONU, les pays doivent investir des milliers de milliards de dollars pour construire des systèmes d’énergie propre, se préparer au réchauffement climatique et anticiper le coût des conséquences des catastrophes environnementales.
L’accord de Paris exprime le principe d’équité des responsabilités communes, mais différenciées et des capacités respectives. L’article 9 souligne que « les pays développés parties fournissent des ressources financières pour aider les pays en développement parties ».
Le « New Collective Quantified Goal » (NCQG) est bien en-deçà de ce que les pays en développement avaient requis pour mener à bien leur transition et des estimatifs du coût réalisés par des instances externes.

À ce jour, seuls 23 pays sont tenus de fournir des ressources financières pour lutter contre le changement climatique, ce qui n’inclut ni la Chine, ni les États du Golfe. Toutefois, le protocole encourage les pays en développement parties à apporter des contributions, y compris par le biais de la coopération Sud-Sud, sur une base volontaire. Aucune modification substantielle n’a été apportée à la base des contributeurs.
Le premier jour de la COP 29, les parties ont fait sensation, en validant la proposition pour de marché carbone centralisé initiée lors de la COP précédente (Article 6.4)
Les accords de Paris ont ainsi été finalisés, près de 10 ans après la rédaction de l’article 6 sur les marchés carbone.
Le texte adopté prévoit un mandat clair pour que le marché du carbone de l’ONU s’aligne sur la science. Cependant, le travail ne fait que commencer, et l’organe de supervision doit encore définir des recommandations plus avancées pour le fonctionnement de ce nouveau mécanisme en 2025, lors de la prochaine COP. Notamment, des règles de gestion concernant les scénarios de référence, l’additionalité des projets et la gestion du risque de permanence pour les certificats de séquestrations (particulièrement pour les projets basés sur la nature)
Découvrez notre publication dédiée à l’Article 6.4 pour plus d’informations
Les règles régissant les échanges de pays à pays au titre de l’article 6, paragraphe 2, ont également été complétées. Des précisions sur la manière dont les pays autoriseront l’échange de crédits carbone et sur le fonctionnement des registres qui en assureront le suivi ont été communiquées. En particulier :
Le programme de travail sur l’atténuation (MWP) a été établi lors de la COP 26 dans le but d’« accroître d’urgence l’ambition et la mise en œuvre des mesures d’atténuation au cours de cette décennie critique ». Mais depuis, peu de choses ont été faites.
Les attentes étaient grandes et l’appel à l’action semblait inéluctable après la déclaration spectaculaire faite lors de la COP 28, « transitionner loin des énergies fossiles », mais les réticences de la Chine (exprimant le point de vue des pays en voie de développements) et de l’Arabie saoudite concernant le groupe arabe ont eu raison de ces espoirs.
« COP après COP, nous continuons à parler d’ambitions en matière d’atténuation, sans aborder la manière dont cela doit être fait », a déclaré la secrétaire indienne à l’environnement » – Leena Nandan.
Les groupes de pays en développement, le groupe africain et le groupe arabe, ont rejeté la note en déclarant qu’elle dépassait le mandat de ce groupe de travail et revenait à utiliser ce programme comme un véhicule pour des objectifs « normatifs et imposés d’en haut ».
En particulier, le paragraphe 32 de la note informelle, qui faisait référence à l’élimination progressive du charbon, aux subventions aux combustibles fossiles et à la transition vers les énergies renouvelables, a provoqué de vives controverses.
Toute référence à l’objectif de 1,5 °C a été supprimée de la version finale du texte. Le texte sur le bilan mondial a été rejeté et les discussions reportées à 2025.
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