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Le projet de loi de finances pour 2025, présenté par le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Antoine Armand, et le ministre chargé du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, s’inscrit dans une stratégie ambitieuse de redressement des comptes publics. Ce projet de loi vise à réduire le déficit public à 5% du PIB dès 2025, en mettant en place des mesures rigoureuses pour contrôler les dépenses et augmenter les recettes fiscales. L’objectif est de stabiliser les finances de l’État tout en soutenant les initiatives de recherche et d’innovation, essentielles pour la compétitivité des entreprises françaises.
En France, la loi de finances est un texte fondamental permettant le fonctionnement de l’État. Chaque année, elle dote la nation d’un budget définissant les ressources et les dépenses publiques et autorise la levée des impôts existants.
Cette loi de finance se matérialise à partir de plusieurs projets de loi, le PLF (projet de loi de finances) qui détermine les volets recette et dépense de l’État et le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale), ces derniers étant modifiés, amendés et votés suite à un processus parlementaire de plusieurs semaines.
Le contexte de ces derniers mois a notamment pointé l’efficacité du CIR et du CII (rapports IGF, CAE, CPO etc) et plusieurs propositions avaient été formulées. Le CIR joue un rôle crucial dans le soutien à la recherche scientifique et à l’innovation, en aidant les entreprises à financer leurs activités liées à la R&D. Ce PLF était donc particulièrement attendu cette année. Toutefois, le contexte politique de ces derniers mois n’a pas permis au gouvernement de proposer un projet de loi dans des conditions habituelles. Ce qui complique le déroulement des échanges et des débats compte tenu de la parution tardive du projet de loi de finance.
L’enjeu du PLF est également d’autant plus fort cette année, car de nombreuses sociétés sont fortement impactées par un environnement économique difficile et certains dispositifs comme le CII, la JEI ou le CICo n’ont pour le moment pas été prolongés sur l’année 2025. L’adoption de la loi de finance conditionne par conséquent la pérennité de certains dispositifs ainsi que leurs contours.
RETOURS SUR LES PREMIÈRES SEMAINES DE DÉBATS AUTOUR DU PLF
Le PLF aurait dû être déposé au plus tard à l’Assemblée le mardi 1er octobre 2024. Toutefois, le Gouvernement n’ayant pris ses fonctions que le 21 septembre, la présentation du PLF a été décalée au 10 octobre, soit avec neuf jours de retard sur le calendrier de la loi organique (LOLF).
Dans sa première version, le PLF ne comportait aucune proposition sur le CIR, mais n’intégrait pas la prolongation du CII (fin du dispositif au 31/12/2024) ni de la JEI (fin du dispositif au 31/12/2025).
Le PFL a évidemment fait l’objet de nombreux débats en commission des finances :
Ce sont près de 80 amendements qui avaient été initialement déposés, concernant le CIR, le CII, le CIC, la JEI et l’IPBOX. Plusieurs amendements ont été adoptés au cours des débats :
Le texte a toutefois été rejeté en commission samedi 19 octobre : 22 députés ont voté pour le texte (NFP) et 29 ont voté contre (DR, EPR, HOR, Modem, Liot, RN, UDR). Ce résultat met en lumière les difficultés d’un gouvernement qui ne dispose pas d’une majorité absolue et qui peut se heurter à des oppositions et des alliances de circonstances.
C’est donc le texte dans sa version initiale qui a été soumis à l’Assemblée Nationale.
Au cours de la semaine du 21 au 26 octobre, la première partie du PLF (volet recettes) a été discutée à l’Assemblée Nationale. Ce volet recettes autorise la perception des impôts existants, comprend l’ensemble des mesures, notamment fiscales, ayant un impact sur le budget de l’État pour l’année du PLF, et détermine dans un « article d’équilibre » les conditions de l’équilibre général du budget.
Les débats ont été également intenses, avec près de 60 amendements étudiés à l’heure.
La semaine écoulée n’a toutefois pas permis d’aller au bout de l’analyse des amendements déposés, il en restait plus de 1000 non discutés à la fin des échanges samedi 26 octobre.
D’autres amendements concernant le CII et le CIR sont donc toujours en attente. Les discussions n’ayant pas pu aboutir à l’analyse de l’ensemble des amendements déposés, elles reprendront à partir du 5 novembre prochain.
Le PLFSS est quant à lui étudié depuis le 28 octobre, avec un enjeu concernant le statut JEI dont le volet social n’a pour le moment pas été prolongé.
Plusieurs amendements ont été déposés et certains adoptés :
Les échanges vont se poursuivre les prochaines semaines selon le déroulé suivant :
A ce stade, de nombreuses options restent possibles (validation des budgets, vote négatif, passage via 49.3…), il est donc difficile de s’avancer sur le périmètre définitif de la loi de finance. De nombreuses actions sont menées auprès des députés et sénateurs par différents acteurs de l’écosystème de l’innovation afin de porter les messages des sociétés qui sont fortement mobilisées en faveur des dispositifs incitatifs à la RDI depuis le début du mois d’octobre.
La poursuite des débats à l’Assemblée Nationale reprenant le 5 novembre prochain, le contenu du projet de loi et le calendrier peuvent encore fortement évoluer.

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