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La campagne de déclaration de la Taxe sur les Bureaux (TSBCS) en Île-de-France qui touche à sa fin est l’occasion de revenir sur cette taxe marquée par de nombreuses actualités jurisprudentielles et législatives. Ces actualités devraient s’appliquer à la nouvelle TSBCS des départements du Var, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes.
Outil d’aménagement du territoire par excellence, la fiscalité locale (dont fait partie la Taxe sur les Bureaux) est pensée comme un moyen de financer pour donner des réponses aux problématiques de déséquilibres entre les pôles d’emploi et de logement, notamment en Île-de-France. Le Grand Paris Express en est l’un des bénéficiaires.
Au risque de faire naître des critiques relatives au manque de compétitivité des entreprises concernées, une zone Île-de-France premium a été créée par le législateur en 2019. Afin de renforcer le financement du Grand Paris Express, les locaux situés dans les quartiers les plus attractifs de Paris se voient depuis lors appliquer un tarif majoré.
Désireux de trouver de nouveaux financements au projet ferroviaire de la Ligne Nouvelle Provence Alpes Côte d’Azur, le législateur a créé, sur le modèle existant en Île-de-France, une Taxe sur les Bureaux, cette fois limitée aux départements du Var, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes. Cette nouvelle taxe prévue par la dernière Loi de Finances sera acquittée par les contribuables concernés dès 2023.
Les tarifs applicables aux locaux provençaux concernés seront bien inférieurs à ceux pratiqués en Île-de-France. L’État budgète 20 millions d’euros de recettes au titre de cette taxe. Les tarifs pourront être adaptés en fonction de l’inflation et du rendement effectif de la taxe.
Notons que l’ensemble de la ligne ferroviaire financée par la Taxe sur les bureaux provençaux devrait être mise en service en 2035.
Une Taxe sur les Surfaces de Stationnement (TSS) s’additionnant à la Taxe sur les Bureaux en Île-de-France avait été instituée en 2015 aux fins de financer les transports en commun franciliens. Cette taxe ne sera pas dupliquée aux départements provençaux.
Les taxes sur les bureaux d’Île-de-France et des départements Provençaux portent non seulement sur les locaux à usage de bureaux, mais également aux locaux commerciaux, de stockage et aux surfaces de stationnement. Sont toutefois exonérés les locaux ne répondant pas aux critères de seuil suivant :
Ces taxes sont assises sur la surface de ces locaux à laquelle est appliqué un tarif dépendant de leur nature. Notons que des exonérations spécifiques bénéficient notamment aux locaux situés dans certaines zones du territoire, aux locaux des fondations et des associations reconnues d’utilité publique ou à certains locaux spécifiquement aménagés.
Il est à noter que les locaux de production ne participent pas aux efforts de financement du Grand Paris Express ni de la Ligne Nouvelle PACA. Ceux-ci sont exonérés de Taxe sur les Bureaux en Île-de-France et en Provence. Les surfaces de stationnement annexées à ces locaux de production étant, elles aussi, exonérées de ces taxes.
La loi de finances pour 2023 a par ailleurs prévu, pour les taxes de ces deux régions, que les terrains de sport annexés à des locaux commerciaux devaient être exonérés. L’administration a, elle, de son côté, récemment apporté plusieurs précisions s’appliquant au régime de la TSB en Île-de-France. Certains de ces apports sont ci-après présentés parmi lesquelles notamment :
Tout laisse à penser que ces décisions rendues sous l’empire du régime de la Taxe sur les Bureaux en Île-de-France devraient s’appliquer à la Taxe acquittée dans les départements du Var, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes. En effet, le régime la Taxe sur les Bureaux sur ces départements est peu ou prou calqué sur celui de la TSBCS en Île-de-France. De son côté, la doctrine administrative n’a toujours pas publié de commentaire spécifique à la Taxe sur les Bureaux provençaux.
Les propriétaires de locaux concernés par la Taxe sur les Bureaux en Île-de-France doivent s’attacher à déclarer et à payer leur cotisation avant le 1er mars. Ceux-ci ayant, jusqu’au 31 décembre 2023, la possibilité de revoir leurs déclarations de TSBCS des années 2022, 2021 et 2020. Les propriétaires provençaux bénéficient eux d’un délai pour l’année 2023 et auront jusqu’au 1 juillet pour répondre à leurs obligations.
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