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En 2025, la recherche et développement (R&D) reste un pilier incontournable de la compétitivité des entreprises françaises. L’État joue un rôle clé dans le financement de la R&D en France, notamment à travers des dispositifs fiscaux et des aides publiques. Face à des enjeux économiques, technologiques et environnementaux majeurs, l’innovation doit être soutenue par des politiques publiques efficaces et des acteurs privés dynamiques.
Le rapport du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESR) offre un état des lieux complet de la R&D en France, permettant de mieux comprendre les flux financiers, les secteurs moteurs, et surtout la place centrale des PME dans cet écosystème. Différents programmes de soutien à la R&D, tels que le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) ou les aides de BPI France et de l’ADEME, sont pilotés par l’État pour encourager l’innovation. En comparaison avec d’autres pays, la France se situe parmi les leaders mondiaux en termes d’investissement en R&D, consacrant une part significative de son PIB à la recherche et à l’innovation.
La dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) en France atteint 58,1 milliards d’euros en 2022, ce qui représente environ 2,22% du PIB. Si ce ratio a progressé lentement ces dernières années, il reste inférieur à la limite de 3% du PIB fixée par la Commission européenne dans sa stratégie de Lisbonne.
Sur le plan international, la France occupe une place honorable, mais derrière des leaders mondiaux comme la Corée du Sud (4,6% du PIB en R&D), les États-Unis (3,1%) et l’Allemagne (3,1%). Comparée à ces pays, la France consacre une part moindre de son PIB à la recherche et développement, ce qui met en évidence des écarts d’investissement entre les différents pays et souligne l’effort nécessaire pour renforcer la compétitivité de la France sur le terrain de l’innovation technologique.

L’industrie demeure le premier moteur de la R&D française avec 65% de la DIRD réalisée dans ce secteur. Parmi les branches industrielles les plus actives, on retrouve l’aéronautique, l’automobile, la pharmacie, la chimie et l’électronique.
Le secteur public de la recherche représente quant à lui 34% de la DIRD, avec une forte concentration dans les organismes de recherche et les universités. Les services à haute intensité technologique gagnent du terrain, mais restent en retrait par rapport à l’industrie en termes de volume d’effort R&D. Des programmes sectoriels soutiennent la R&D dans certains territoires, favorisant l’innovation locale. L’importance des programmes de R&D à l’échelle des territoires, notamment via les pôles de compétitivité, contribue à renforcer la collaboration entre laboratoires, industries et institutions.
En 2022, près de 672 500 personnes travaillent en France dans la R&D, soit environ 501 400 équivalents temps plein (ETP). Les ingénieurs jouent un rôle clé dans la conception et le développement de projets de R&D, en collaborant étroitement avec les autres profils pour optimiser les solutions technologiques. La majorité de ces chercheurs sont employés dans le secteur privé (58%), tandis que le reste est rattaché à la recherche publique.
On note une montée en puissance des profils diplômés, notamment des docteurs, qui constituent désormais près de 30% des chercheurs en R&D. La contribution de chacun des chercheurs est essentielle à l’effort collectif et à la réussite des projets innovants. Cette hausse traduit l’importance croissante de la recherche fondamentale et appliquée pour nourrir l’innovation industrielle. Chacune des étapes du parcours de recherche bénéficie d’un accompagnement spécifique et adapté.
Le CIR reste le principal levier fiscal au service de la R&D. En 2021, il a bénéficié à près de 23,1 milliards d’euros de dépenses éligibles, générant une créance fiscale de 7,2 milliards d’euros.
Ce dispositif profite à une large majorité d’entreprises, dont 84% sont des PME, qui représentent toutefois seulement 31% de la créance globale. Les grandes entreprises captent la part la plus importante du CIR, en lien avec des budgets R&D plus conséquents.
Les secteurs les plus actifs dans la mobilisation du CIR sont l’industrie (mécanique, électrique, construction) et les services (conseil, informatique, ingénierie).

Le CII complète le CIR en ciblant spécifiquement les activités d’innovation, notamment dans les PME. Les entreprises ont le choix entre plusieurs dispositifs fiscaux selon la nature de leur projet, ce qui leur permet d’optimiser leurs investissements en R&D. Le CII concerne le développement de nouveaux produits et procédés innovants, offrant ainsi un avantage fiscal pour les entreprises qui investissent dans la création de biens ou services innovants. En 2021, près de 10 100 PME ont bénéficié du CII, dont 88% ont moins de 50 salariés.
Ce crédit d’impôt est très majoritairement utilisé dans les services innovants, notamment l’informatique et le développement de logiciels, secteur qui représente près de 50% des dépenses éligibles au CII. Les innovations de procédé, au même titre que les nouveaux produits, sont également éligibles au CII, ce qui élargit le champ des projets pouvant bénéficier de ce dispositif.
Outre les crédits d’impôt, la France consacre environ 3,9 milliards d’euros par an à des subventions directes à la R&D, en particulier à travers des appels à projets et des programmes de soutien sectoriels. L’objet de ces subventions est de soutenir la recherche développement avant le lancement industriel ou commercial, en finançant des projets d’innovation technologique. Ces aides sont attribuées dans le cadre de programmes sectoriels spécifiques, qui visent à encourager l’émergence de nouvelles solutions ou produits. La recherche développement est ainsi au cœur des projets financés par ces subventions.
Ces aides sont majoritairement captées par les grandes entreprises (69%), suivies des PME (21%) et des ETI (10%). Les secteurs aéronautique, horlogerie et produits métalliques concentrent une part importante de ces subventions.
Malgré leur taille réduite, les PME françaises jouent un rôle essentiel dans l’innovation. Elles consacrent en moyenne 10% de leur chiffre d’affaires à la R&D, soit un niveau nettement supérieur à la moyenne nationale de 2%.
Les PME représentent environ 19% de la DIRD, mais contribuent à 28% des emplois en R&D. Cette intensité reflète leur agilité et leur capacité à innover rapidement, souvent dans des niches technologiques.
Les efforts de R&D des PME sont principalement orientés vers les services, qui représentent 74% de la DIRD pour les micro-entreprises. L’intelligence artificielle (IA) et les technologies numériques sont des domaines particulièrement dynamiques.
Les PME innovantes se distinguent par leur capacité à intégrer rapidement les technologies de rupture, contribuant ainsi à la transformation numérique de l’économie française.
Le CIR et le CII sont les principaux dispositifs fiscaux utilisés par les PME pour financer leurs projets d’innovation. Par ailleurs, ces entreprises accèdent également à des subventions spécifiques, bien que l’accès puisse être plus complexe en raison de ressources administratives limitées.
L’accompagnement par des experts, comme Leyton, permet de maximiser l’accès à ces aides et de sécuriser les démarches.

Les PME doivent relever plusieurs défis pour pérenniser leur effort d’innovation :
La R&D consacrée à l’intelligence artificielle représente désormais 1,7 milliard d’euros en 2022, soit environ 4,2% de la DIRD. Ce secteur est porté par une combinaison d’acteurs publics et privés, avec une forte implication des PME.
Près de 15% des entreprises de R&D déclarent une activité en IA, ce qui illustre le potentiel de croissance de ce domaine dans l’innovation française.
La France occupe la 8ᵉ place mondiale en nombre de publications scientifiques dans le domaine de l’IA, témoignant d’un fort potentiel académique.
Cependant, en matière de brevets, la spécialisation est moindre, indiquant un besoin d’intensifier les efforts pour valoriser les résultats de la recherche dans des applications industrielles.
Face aux défis économiques et technologiques à venir, la R&D en France continue de se renforcer grâce à un écosystème diversifié, soutenu par des dispositifs publics efficaces et une dynamique forte des PME. Les efforts conjoints des acteurs publics et privés, notamment dans les secteurs émergents comme l’intelligence artificielle, posent les bases d’une croissance innovante et durable.
Pour les entreprises françaises, comprendre et mobiliser ces ressources est une clé incontournable pour rester compétitives et performantes dans un environnement mondialisé.
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