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Alors que la demande de crédits d’émission de carbone devrait être multipliée par 25 d’ici 2030, l’offre a désespérément besoin d’investissements pour se développer.
Pour rappel, la séquestration carbone est un processus crucial dans la lutte contre le changement climatique. Elle consiste à capturer et à stocker le dioxyde de carbone (CO2) hors de l’atmosphère, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre.
Compte tenu des objectifs nets zéro pour 2030 largement répandus sur le marché et des recommandations actuelles en matière de législation non contraignante (par exemple, le Corporate Net-Zero Standard du SBTi stipule que les entreprises doivent neutraliser toutes les émissions résiduelles en retirant et en stockant de manière permanente le CO2 de l’atmosphère), la demande devrait être supérieure à l’offre. Les ventes ont atteint 3 milliards de dollars en mai 2024, et nous observons une croissance régulière.
Une enquête menée par Nasdaq souligne que près de 90% des acheteurs prévoient de n’utiliser que des crédits de séquestration dans leurs trajectoires net-zéro. Le bois d’œuvre joue un rôle crucial dans la gestion durable des forêts et la séquestration du carbone, contribuant ainsi à maintenir les stocks de carbone.
Consulter le rapport Global Net Zero Pulse 2024
Mais les prix élevés et les risques de livraison restent un obstacle important à l’adoption par le grand public. Les prix actuels varient selon les technologies – de 80 à 1 200 $ par tCO2e séquestrée.
Ce processus peut se dérouler de manière naturelle, notamment grâce aux sols qui jouent un rôle crucial dans la séquestration du carbone, ou être accéléré par des technologies avancées.
L’arrivée de règlementations officielles, en particulier le cadre volontaire très attendu à l’échelle de l’UE pour la certification des absorptions de carbone de haute qualité, peut renforcer la confiance dans ces méthodes.

La demande croissante pour la séquestration carbone est largement alimentée par les grandes entreprises de la Tech et divers groupes d’acheteurs engagés dans la réduction de leur empreinte carbone. Ces acteurs cherchent activement des solutions pour compenser leurs émissions de CO2 et atteindre leurs objectifs de neutralité carbone. En investissant dans des projets de séquestration carbone, ils peuvent non seulement réduire leurs émissions, mais aussi contribuer à des initiatives environnementales plus larges. Cette dynamique crée une pression positive sur le marché, stimulant l’innovation et l’adoption de nouvelles technologies de séquestration.
La réglementation de la séquestration carbone jouera un rôle crucial pour assurer une mise en œuvre efficace et responsable de cette solution. Les gouvernements et les organisations internationales doivent établir des règles et des normes claires concernant la capture et le stockage du CO2. Ces régulations doivent prendre en compte les impacts environnementaux et sociaux, garantissant que les projets de séquestration soient durables et efficaces.
L’arrivée de règlementations officielles, en particulier le cadre volontaire européen très attendu pour la certification des absorptions de carbone de haute qualité, renforcera la confiance dans ces méthodes.
La séquestration carbone se décline en deux grandes catégories : naturelle et technologique.
La séquestration naturelle repose sur des processus biologiques, tels que la photosynthèse, où les plantes absorbent le CO2 de l’atmosphère et le stockent sous forme de biomasse. Tandis que la séquestration technologique utilise des technologies avancées pour capturer et stocker le CO2 dans des matériaux ou des réservoirs géologiques. Les deux approches sont complémentaires et essentielles pour réduire les émissions de CO2 et atteindre la neutralité carbone.
Parce qu’elles ont tendance à coûter moins cher par tonne de CO2 équivalent, la séquestration naturelle pourrait constituer une solution plus rentable pour accroître la capacité de réduction des émissions de gaz à effet de serre à court terme. En revanche, les extractions basées sur la technologie permettent généralement un stockage plus permanent avec un risque limité de rejet.
« L’industrie de la séquestration capable de réaliser des absorptions à l’échelle de la gigatonne pourrait valoir jusqu’à 1,2 trillion de dollars d’ici à 2050.” (Etude McKinsey December 2023) Les solutions fondées sur la nature jouent un rôle crucial dans la séquestration du carbone, offrant des co-bénéfices pour l’environnement.
La séquestration carbone, bien qu’essentielle, présente plusieurs défis. Le développement de technologies efficaces et rentables pour capturer et stocker le CO2 est une priorité. Les coûts initiaux élevés et les besoins en investissements substantiels pour la recherche et le développement constituent des obstacles majeurs. Tous les acteurs économiques sont bienvenus pour soutenir le développement de ces technologies et permettre de répondre aux besoins attendus en 2050. Il s’agit d’opportunités business de long-terme qui nécessitent une action immédiate.
Les développeurs de projets ont besoin d’investissements non seulement pour financer les dépenses en capital, mais aussi pour financer la recherche et le développement.
Le marché de la séquestration du carbone (CDR) traite actuellement à des prix élevés et à faibles volumes, avec un risque élevé de livraison qui freine la demande. Cependant, les coûts pourraient diminuer avec le temps, notamment pour les technologies de suppression basées sur des technologies, ce qui abaisserait la barrière des prix et permettrait une adoption plus large. Planter plus d’arbres et améliorer la gestion des terres agricoles sont des exemples de pratiques naturelles efficaces. Les puits de carbone, tels que les forêts, les sols et les océans, jouent un rôle essentiel dans l’évaluation de la séquestration carbone et doivent être intégrés dans les stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

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