Pourquoi renégocier ses contrats déchets professionnels ?
Quels leviers pour réduire les coûts et l’impact environnemental du traitement des déchets ? La g...

Du 1er janvier et jusqu’au 30 juin 2023, les propriétaires de biens immobiliers à usage d’habitation, particuliers et entreprises, ont dû déclarer l’occupation de leurs logements sur l’espace « Gérer mes biens immobiliers » du site impôts.gouv.fr.
La déclaration doit inclure des informations sur la manière dont les locaux sont occupés. Si le propriétaire les occupe lui-même, il doit préciser la nature de son occupation. Si les locaux sont occupés par des tiers, il doit indiquer l’identité des occupants.
En réflexion depuis 2015, « Gérer mes Biens Immobiliers » (GMBI) est un outil de l’administration fiscale conçu pour moderniser la déclaration des biens immobiliers des propriétaires en France et les modalités d’occupation de ces biens. Toutes ces données étaient indispensables à l’administration pour qu’elle puisse établir les rôles de trois taxes encore en vigueur (Taxe d’Habitation sur les Résidences Secondaires (THRS), Taxe d’Habitation sur les Logements Vacants (THLV) et Taxe sur les Logements Vacants (TLV).
Cependant, malgré l’ambition de modernisation portée par l’outil « Gérer mes Biens Immobiliers », son déploiement n’a pas permis à l’administration fiscale de disposer de données suffisamment fiables et actualisées sur l’occupation des locaux. Cette insuffisance d’informations a eu des répercussions majeures, comme le souligne la Cour des Comptes dans son rapport de janvier 2025.
Comme elle le précise dans son rapport « Gérer mes biens Immobiliers, Une campagne 2023 chaotique aux très lourdes conséquences financières pour l’Etat », « l’administration fiscale n’a cependant pas pu disposer en temps utile de données robustes sur l’occupation des locaux (…) plus d’un million de contribuables ont été imposés à tort ».
Cette situation a conduit l’administration fiscale à procéder à des dégrèvements d’une ampleur considérable, représentant un montant de 1,3 milliard d’euros, soit 34% du produit total de ces taxes en 2023. De ce fait, en application des dispositions du Code général des impôts, l’État a assumé intégralement la charge de ces dégrèvements.
Cette prise en charge intervient dans un contexte particulièrement délicat, alors que la loi de programmation des finances publiques 2023-2027 soulève de nombreuses interrogations. En effet, les collectivités locales, déjà confrontées à un besoin croissant de financement en 2023 et à une dynamique inflationniste de leurs dépenses de fonctionnement, sont pourtant appelées à contribuer à l’effort national de redressement des finances publiques.
Ainsi, cette situation met en évidence un paradoxe entre la nécessité de soutenir les collectivités et les exigences de réduction des déficits publics imposées par cette loi. Dans ce contexte, la gestion des ressources fiscales et des mécanismes de compensation devient un enjeu central, interrogeant l’équilibre entre les responsabilités financières de l’État et celles des collectivités locales.
Cette réflexion sur la répartition des charges entre l’État et les collectivités s’inscrit dans un cadre plus large de modernisation et de rationalisation des processus fiscaux.
Dans cette optique, le décret n°2024-1162 du 4 décembre 2024, en vigueur depuis le 6 décembre 2024, a introduit de nouvelles modalités déclaratives visant à simplifier et dématérialiser la gestion des biens immobiliers. Désormais, la déclaration des constructions nouvelles, des changements de consistance ou d’affectation des propriétés bâties et non bâties, ainsi que des modifications d’utilisation des locaux professionnels, peut être effectuée en ligne via le service « Gérer mes biens immobiliers ».
Désormais, les propriétaires doivent renseigner avec précision plusieurs critères d’occupation pour chaque type de bien :
| Local d’habitation | Local professionnel | Local industriel |
| Date de début et fin d’occupation | Eléments d’identification et nature de l’activité de l’occupant | Eléments d’identification et nature de l’activité de l’exploitant |
| Lorsque l’occupant est un tiers : mode d’occupation, type de location, classement du bien en meublé de tourisme. | Informations relatives à la valeur vénale du bien pour les locaux présentant des caractéristiques exceptionnelles. | Informations relatives au prix de revient des immobilisations. |
Ce traitement a pour finalité la transmission par voie électronique de plusieurs déclarations :
La gestion de la fiscalité locale est en pleine mutation. Entre obligations accrues et modernisation des procédures, les propriétaires et les collectivités doivent s’adapter rapidement.
Vous souhaitez en savoir plus sur les opportunités d’optimisation ? Contactez un expert Leyton ⤵️
Découvrez nos derniers insights
Voir plus arrow_forward
Quels leviers pour réduire les coûts et l’impact environnemental du traitement des déchets ? La g...

L’avantage en nature véhicule constitue aujourd’hui un enjeu social et financier majeur pour les ...

La généralisation de la facturation électronique marque une évolution majeure du cadre fiscal fra...

La Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduit plusieurs nouveautés sociales st...