

Leyton aide les agriculteurs à réduire le risque financier subi par les agriculteurs en recherche de transition agroécologique, sur des thématiques comme la sur-cotisation ou le financement des activités d’agriculteurs-chercheurs.
> Interview de Francis Bucaille, R&D Manager de Gaïago
GAIAGO est une entreprise bretonne basée à Saint-Malo, qui propose des solutions pour améliorer la vitalité et la fertilité des sols. Notre approche novatrice se concentre principalement sur la revitalisation des sols, mais également sur l’amélioration de la santé des graines et des plantes. Nos programmes et produits reposent sur l’activation sélective de la microbiologie du sol et des plantes. En tant qu’entreprise, GAIAGO vise à replacer le sol au cœur de l’agriculture en offrant des solutions qui apportent des avantages agronomiques, économiques et environnementaux.
Nous accompagnons les agriculteurs dans leur transition vers des pratiques plus durables en agro-écologie, en commençant par la revitalisation des sols.
Nos enjeux ?
Face aux défis liés aux terres cultivables, Gaïago répond à plusieurs enjeux cruciaux pour la durabilité et la santé des sols et de notre environnement. Avec 52% des sols mondiaux abîmés ou dégradés, les conséquences néfastes se multiplient, de la filtration de l’eau à la qualité des cultures. Revitaliser les sols dégradés est impératif. Un sol sain garantit une biodiversité importante, donc une qualité nutritionnelle des aliments et une bonne productivité agricole.
Les pratiques agricoles intensives et l’emploi excessif et systématique de la chimie dégradent les sols. Gaïago aide les agriculteurs souhaitant adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement et est spécialisé dans la revitalisation des agrosystèmes souffrants ou ayant souffert d’une agriculture ou de productions ayant fragilisé le sol. L’alliance entre performance économique et durabilité est essentielle pour les agriculteurs. Leur secteur d’activité est le plus prometteur pour stocker du carbone et lutter contre un changement climatique trop brutal. Gaïago a alors conçu le programme Gaïago-Carbone, pour aider les agriculteurs à financer la revitalisation de leurs sols.
Un sol dégradé n’est pas performant et pénalisera économiquement l’agriculteur, ne remplira plus sa fonction dépolluante/filtrante/stockante de l’eau et induit des coûts écologiques et économiques liés à des fonctions naturelles défaillantes. La revitalisation des sols engendre des bénéfices significatifs en termes de performance agronomique, économique et écologique, contribuant ainsi à une agriculture plus durable et
résiliente.
La revitalisation des sols est alors nécessaire pour rétablir les écoservices gratuits du sol.
La première conséquence concerne la performance agronomique. Rétablir et maintenir la structure du sol, sa porosité, sa verticalité. S’assurer de la bonne décomposition des matières organiques en un humus de qualité et maintenir un bon équilibre microbien du sol auront pour conséquences, une plus grande facilité de travail pour l’agriculteur, avec un sol plus portant qui tolère mieux les excès climatiques.
La seconde conséquence est évidemment économique. Les sols avec un fonctionnement restauré permettent d’intervenir dans les champs au bon moment, avec l’intrant nécessaire et, le valorisant mieux, à des doses réduites. Cela signifie des rendements élevés et de meilleure qualité à moindre coût.
La troisième conséquence nous concerne tous, c’est le service écologique rendu par l’agriculture.
La revitalisation des sols est un enjeu majeur d’amélioration de l’environnement :
1) un sol fonctionnel permet de stocker et d’économiser de l’eau,
2) de digérer et de dégrader les polluants
3) de maintenir une biodiversité importante
4) d’augmenter le stockage du carbone.
À l’inverse, un sol dégradé contribue à la dégradation de l’environnement : Il pollue les cours d’eau via l’érosion et le lessivage des nitrates, rejette des gaz à effets de serre et ne joue plus son rôle régulateur vis à vis des inondations et des sécheresses.
Avec les sols, c’est soit l’écosystème et l’agriculteur qui sont gagnants, soit les deux qui sont perdants. Il n’y a pas de demi-mesure en la matière !
L’innovation est importante dans n’importe quel secteur. La science des sols n’y échappe pas et est un enjeu planétaire majeur, en particulier pour être en capacité de founir une alimentation de qualité à 8 milliards d’humains demain. Les sols sont vivants, complexes et encore fort mal connus. Nous ne comprenons aujourd’hui pas plus de 10% des processus qui régissent les variables multifactorielles des sols. La science est sans cesse remise en cause par une découverte plus récente, plus précise.
En conséquence, l’agriculture et les outils agricoles se doivent d’évoluer… Il est important que les scientifiques, mais aussi les “agriculteurs chercheurs”, continuent à contribuer à une meilleure connaissance des sols ; les uns par leur incursion dans des domaines très pointus, les autres par leurs audaces expérimentales et leurs observations de terrain.
Aujourd’hui encore, des sujets aussi importants que le stockage d’un humus de qualité dans les sols, la nutrition azotée ou les consommations d’eau laissent ouverts de vastes champs d’investigations et d’améliorations.
Évidemment, nous avons bien des raisonnements et des stratégies, mais les résultats observés sur le terrain sont quelquefois surprenants, variables, à cause d’un détail près dans l’itinéraire technique de l’agriculteur.
La science est basée sur des théories qui permettent d’expliquer le vivant, mais elles n’attendent que d’être bousculées par une autre théorie qui l’expliquera encore mieux, ou plus précisément, ou encore de manière plus prédictive. Ce qui est essentiel si on ne veut pas rester impuissants face au changement climatique et assurer la sécurité alimentaire de demain.
Nos sciences agronomiques s’étaient construites sur un fond de fertilité historique léguée par nos aïeux et sur la base d’un climat relativement stable. Deux de ces composantes ont changé : la fertilité organique héritée s’est effritée dans les dernières décennies, le climat est plus capricieux : les vieilles recettes ont perdu de leur pertinence et de nouvelles réponses (génétique, travail du sol, fertilisation, protection des plantes) doivent être apportées !
Leyton accompagne GAIAGO dans ses projets de recherche et développement. Notre entreprise innove beaucoup, nous en apprenons beaucoup chaque année sur divers sujets tels les mécanismes de défense des plantes, sur les microbiotes, sur les flux du carbone dans le sol et encore d’autres choses. Ces innovations et optimisations ont un coût non négligeable pour une PME mais sont indispensables pour conserver nos performances de leaders dans ce domaine.
Innover sur une ferme peut coûter très cher. Faire des expériences et des essais à l’échelle d’une exploitation familiale est risqué pour un agriculteur, cela revient à mettre en jeu le revenu du foyer de l’année suivante. C’est un risque pris individuellement, mais tellement nécessaire collectivement au monde agricole.
Leyton aide les agriculteurs à réduire le risque financier subi par les agriculteurs en recherche de transition agroécologique.
Leyton est aujourd’hui la seule entreprise que nous connaissons, capable d’auditer des TPE agricoles, c’est à dire nos clients, sur des thématiques comme la sur-cotisation ou le financement des activités d’agriculteurs-chercheurs.
Nous avons toujours fait le choix d’innover main dans la main avec des agriculteurs et de préférer tirer des conclusions sur de l’observation “réelle et au champ” plutôt qu’in-vitro. Nous nous entourons de véritables “Agriculteurs chercheurs”, qui me surprendront toujours par l’inventivité qu’ils déploient et l’énergie qu’ils y consacrent pour faire progresser la connaissance de la mécanique si complexe de la Nature.
Observez ce que le vivant veut vous montrer. La nature ne fait rien par hasard. L’agriculture, c’est conduire des cycles biologiques, c’est travailler et cultiver du vivant. Le vivant est très complexe, il nous envoie beaucoup de messages, mais pas en français avec LRaAR. Si vous constatez que votre sol, ou la nature ne vous renvoie plus certains services gratuits, il peut être nécessaire de faire appel à un peu d’aide, aussi bien collective avec des groupes d’agriculteurs-chercheurs, qu’auprès de professionnels spécialisés dans le sol. Gaïago est à l’initiative de clubs de fertilité des sols pour lier les performances agronomiques, écologiques et économiques.