Naviguer la RS&DE fédérale et les incitatifs à l’inn...
En ce début d’année 2026, le paysage du financement de l’innovation au Canada a radic...

Dans le paysage concurrentiel canadien de l’innovation et du développement, les entreprises cherchent constamment des incitatifs et des fonds pour leurs activités de recherche et développement (R&D). Dans cette optique, beaucoup se tournent vers diverses sources d’aide financière, telles que les subventions gouvernementales, les incitatifs fiscaux et les investissements privés.
Parmi celles-ci, le programme canadien de Recherche Scientifique et de Développement Expérimental (RS&DE) se distingue. Il offre un financement important non dilutif par le biais de crédits d’impôt pour soutenir la recherche et le développement.
Cependant, bien que le programme de RS&DE soit une ressource précieuse, de nombreuses entreprises rencontrent des difficultés pour naviguer dans les complexités du financement. Notamment lorsqu’il s’agit de maximiser leurs crédits d’impôt à l’investissement (CII) sans empiéter sur ou compromettre d’autres formes d’aide.
Dans cet article, nous allons examiner certaines idées fausses courantes concernant la manière dont le programme de RS&DE interagit avec d’autres sources de financement. Et proposer des stratégies pour s’assurer que les entreprises peuvent maximiser efficacement leurs avantages en matière de CII.
Dans le cadre du programme canadien de RS&DE, nous pouvons classer l’aide financière en types gouvernementaux et non gouvernementaux.
Selon la Loi de l’impôt sur le revenu, l’aide gouvernementale englobe diverses formes de soutien fournies par des organismes gouvernementaux, des municipalités ou d’autres autorités publiques. L’aide non gouvernementale fait référence au soutien provenant de sources autres que les autorités publiques.
L’aide gouvernementale réduit à la fois les dépenses de RS&DE déductibles et le pool admissible aux fins des CII.
Dans ce contexte, l’aide peut prendre la forme de :
Deux critères déterminent si un montant reçu est considéré comme une aide plutôt qu’un prêt ou un autre soutien financier :
Le double financement fait référence à la pratique consistant à recevoir plusieurs soutiens financiers pour la même dépense ou activité. Cela peut entraîner un chevauchement et une duplication potentielle des avantages, menant à une surévaluation du soutien financier.
Bien que cela puisse sembler avantageux à court terme, le double financement peut entraîner d’importants problèmes de conformité, notamment :
Cela peut placer l’entreprise dans une position difficile et compromettre sa capacité à recevoir un financement dans le cadre de futures demandes de RS&DE.
Pour limiter ces risques, adoptez un suivi granulaire des projets et dépenses. Cela permet d’appliquer l’aide avec précision, d’éviter les chevauchements et d’optimiser le financement.
Les demandes de RS&DE doivent d’abord être divisées au niveau du projet. Chaque projet peut contenir plusieurs sous-projets partageant les mêmes objectifs technologiques et incertitudes techniques.
Ensuite, divisez au niveau des sous-projets, de sorte que les éléments suivants soient clairs et facilement accessibles :
Les entreprises doivent suivre attentivement les éléments suivants concernant l’aide reçue :
Ce suivi permet aux entreprises de tirer parti de l’aide sans entrer en conflit avec l’admissibilité à la RS&DE. Pour maximiser les CII :
De nombreuses entreprises combinent PARI et RS&DE car les deux programmes ont des finalités complémentaires :
Cette combinaison aide les entreprises à maximiser leur soutien financier pour les activités d’innovation.
Lorsqu’on utilise les deux :
Dans un objectif de maximisation, une classification claire et granulaire des dépenses facilitera la répartition du financement entre les sous-projets. Cela permet au PARI de couvrir les portions non admissibles des sous-projets RS&DE, telles que le marketing et le développement commercial. Tandis que la RS&DE peut financer les activités de R&D admissibles.
De plus, les entreprises peuvent tirer parti d’autres sources de financement ou du PARI pour des périodes qui ne sont pas admissibles à la RS&DE. Notamment pendant les phases de diligence raisonnable.
En naviguant le programme RS&DE, les entreprises rencontrent souvent des idées reçues pouvant nuire aux bénéfices ou à la conformité. Comprendre ces idées reçues est crucial pour maximiser les avantages et assurer l’exactitude des demandes.
Voici quelques-unes des idées fausses les plus courantes :
Si un demandeur choisit d’utiliser la méthode proxy, aucune dépense de frais généraux ne sera incluse dans le pool. Par conséquent, aucun montant d’aide lié aux frais généraux ne réduira ce pool.
Une aide excédentaire non utilisée sur un projet RS&DE pendant l’année en cours sera reportée pour réduire les dépenses admissibles d’une période ultérieure.
Cette aide peut être transférée entre les parties liées (NAL) via le formulaire T1145, ce qui permet de simplifier le processus de demande en regroupant les crédits, et d’équilibrer les obligations fiscales.
Ainsi, si une partie ne peut pas maximiser l’usage des crédits, elle peut transférer l’aide à une autre en meilleure position pour les utiliser efficacement.
Lorsqu’on réclame des sous-projets de RS&DE où l’aide est fortement chevauchée, voire dépasse les dépenses de RS&DE, il est préférable d’utiliser d’autres sources de financement à la place de la RS&DE. Ou de ne réclamer que la portion provinciale des crédits lorsqu’un montant important d’aide provinciale est mobilisé.
Les paiements de contrats réduisent également les montants réclamables, de sorte que les deux parties ne peuvent pas réclamer le même montant deux fois. Toutefois, si le payeur du contrat est à l’extérieur du Canada, il ne peut y avoir de double financement, et le travail peut être déclaré même si un paiement a été reçu.
Bien que les contrats reçus et l’aide réduisent tous deux les montants réclamables, les paiements de contrats ne réduisent pas le pool de dépenses déductibles.
Lorsqu’une aide est utilisée durant une période donnée et réduit les dépenses admissibles, tout remboursement de cette aide à une période ultérieure donne droit au contribuable à un retour de CII au même taux que celui par lequel les dépenses admissibles avaient été réduites initialement.
À Terre-Neuve-et-Labrador, les dépenses provinciales admissibles ne sont pas réduites par l’aide gouvernementale ou non gouvernementale.
L’aide doit être réduite et déclarée dans la RS&DE avant sa réception si elle est acquise pour la période de déclaration spécifique.
Un demandeur est considéré comme ayant droit à une aide lorsqu’un événement spécifique s’est produit ou lorsqu’il a rempli certaines conditions qui le rendent admissible à cette aide.
Ne pas déclarer cette aide à la période appropriée peut être contesté lors d’un audit.
En conclusion, pour maximiser le financement et minimiser le chevauchement, les entreprises doivent :
Consultez des experts en RS&DE pour assurer la conformité, et développer une stratégie de financement optimisée à long terme.
Découvrir nos derniers articles
Voir plus arrow_forward
En ce début d’année 2026, le paysage du financement de l’innovation au Canada a radic...

Les contrats intelligents exécutent une logique déterministe sur les blockchains, offrant immuabi...

Dans l’économie interconnectée d’aujourd’hui, la voie vers une croissance rapid...

Lors de l’évaluation de l’admissibilité à la RS&DE des projets de nos clients, no...