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La Ville de Montréal vient de publier son nouveau rôle d’évaluation foncière triennal pour 2026–2028. Marquant un tournant pour les propriétaires immobiliers de tous les secteurs.
Bien que la croissance globale des valeurs évaluées soit beaucoup plus modérée que lors du cycle précédent, les disparités entre les types de propriétés et les arrondissements demeurent prononcées, et les implications pour les entreprises sont significatives.
L’augmentation moyenne pour tous les types de propriétés atteint 12,2%, un contraste marqué avec la hausse de 32,4% observée dans le rôle 2023–2025, et même inférieure à la hausse de 13,7% enregistrée dans le cycle 2020–2022.
Ce ralentissement évident reflète un marché qui se stabilise après des années de croissance exceptionnelle. Particulièrement dans le secteur résidentiel, tandis que les segments commerciaux et industriels évoluent dans des directions très différentes.
Les propriétés industrielles se démarquent encore une fois avec des valeurs qui bondissent de +39% en moyenne, stimulées par une demande soutenue pour les espaces logistiques et manufacturiers. Les propriétés non résidentielles suivent avec une augmentation moyenne de +19,4%, tandis que le marché des bureaux continue de ressentir le poids des changements structurels, affichant une baisse de 8,2% des valeurs évaluées en raison de taux d’inoccupation élevés persistants et de la redéfinition continue des espaces de travail.
Ces chiffres révèlent également de forts contrastes géographiques à travers l’île. Des arrondissements comme Montréal-Est (+33,3%) et Anjou (+22,6%) connaissent certaines des augmentations les plus marquées, tandis que des quartiers plus centraux comme Ville-Marie et Westmount voient des ajustements beaucoup plus doux.
Ces variations territoriales soulignent comment la dynamique des marchés locaux, incluant le zonage, les projets de réaménagement et les changements d’utilisation du sol, façonnent les résultats de l’évaluation.
Il est important de se rappeler qu’une valeur évaluée plus élevée ne signifie pas nécessairement une hausse proportionnelle des taxes foncières. Chaque année, la Ville de Montréal ajuste ses taux de taxation par le processus budgétaire municipal pour équilibrer les revenus globaux. L’impact réel sur les comptes de taxes ne deviendra clair qu’une fois les budgets municipaux de 2026 publiés.
Le nouveau rôle, qui entre en vigueur le 1er janvier 2026, est basé sur les conditions du marché au 1er juillet 2024. Il sert de fondement pour les calculs des taxes municipales et scolaires pour les trois prochaines années. Au-delà de refléter l’appréciation du marché, il intègre également les nouveaux développements, les rénovations et les changements d’usage des propriétés, tous des facteurs qui influencent la façon dont les propriétés sont évaluées.
Pour les propriétaires d’entreprise, cette mise à jour triennale représente à la fois un risque et une opportunité. Les organisations les plus proactives utiliseront cette période pour réviser et valider leurs nouvelles évaluations, identifiant les surévaluations potentielles avant la date limite du 30 avril 2026 pour déposer des demandes de révision. Lorsque des écarts sont constatés entre la valeur évaluée et la réalité du marché, les économies fiscales potentielles peuvent être substantielles.
Dans une perspective plus large, l’évolution des rôles d’évaluation de Montréal raconte une histoire captivante sur la trajectoire économique de la ville. Au cours de deux décennies, l’assiette d’évaluation totale est passée d’environ 385 milliards de dollars en 2020 à 610 milliards de dollars en 2026, soulignant la résilience immobilière à long terme de Montréal malgré les fluctuations cycliques.
Cette normalisation marque un retour à l’équilibre. Mais pour les propriétaires de biens commerciaux, industriels, de bureaux et hôteliers, le défi est maintenant de s’assurer que leurs évaluations reflètent fidèlement la réalité et qu’ils ne paient pas plus qu’ils ne le devraient.
Chez Leyton, nos experts travaillent déjà avec des clients à travers la grande région de Montréal pour réviser leurs nouvelles évaluations, préparer la documentation pour les demandes de réexamen et obtenir des résultats fiscaux justes et optimisés.
La clé est d’agir tôt et stratégiquement, transformant les mises à jour réglementaires en véritables avantages financiers.
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