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Il est de notoriété publique que l’ industrie minière est l’un des principaux responsables des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tout en contribuant à de nombreux autres types de pollution environnementale, tels que la contamination des cours d’eau par les effluents miniers, le rejet de composés toxiques dans l’atmosphère et la perturbation d’écosystèmes fragiles. C’est le cas depuis longtemps, et l’industrie minière canadienne ne fait pas exception. Mais pourquoi y a-t-il une résistance au changement, et comment l’industrie minière peut-elle inverser la tendance et réduire son empreinte environnementale ?
Historiquement, les marges bénéficiaires élevées dont bénéficie l’industrie minière ont été un élément motivant son inaction. Peu incitées financièrement à améliorer leur efficacité, elles ont maintenu le statu quo en exploitant des technologies de traitement éprouvées mais vieillissantes. Cependant, face aux pressions croissantes de la société et des gouvernements, de nombreuses entreprises de l’industrie minière ont entrepris de réduire leur empreinte environnementale.
S’il semble évident que certaines approches pourraient être facilement mises en œuvre pour atteindre cet objectif, comme l’utilisation de sources d’énergie renouvelables pour alimenter les opérations minières, la réalité n’est pas aussi simple, et les besoins élevés en énergie de ce type d’opérations impliquent que la nature intermittente de l’énergie créée par de nombreuses sources renouvelables telles que le vent et l’énergie solaire n’est pas très appropriée. D’autres options existent, qui pourraient être plus appropriées, telles que des sources de combustibles plus écologiques, comme le biochar, l’hydrogène et l’huile de pyrolyse, mais elles ne sont pas sans poser des problèmes, car l’utilisation de combustibles moins bien compris peut créer des problèmes de sécurité majeurs. Par exemple, l’injection d’hydrogène dans un processus de combustion traditionnel existant pourrait augmenter considérablement la production d’énergie de ce processus sans augmenter la production de CO2, mais cela peut entraîner des risques importants, car les molécules d’hydrogène sont suffisamment petites pour s’infiltrer dans les parois métalliques des fours, ce qui affaiblit le matériau par un processus appelé fragilisation par l’hydrogène et crée un risque potentiel d’explosion.

L’amélioration de l’efficacité des opérations minières est également un moyen populaire pour les sociétés minières de réduire leur empreinte environnementale. En effet, les procédés permettant d’accroître la pureté d’un flux de minerai après les premières étapes de traitement peuvent réduire la nécessité de recourir à des étapes de purification gourmandes en énergie, telles que la fusion ou le traitement électrolytique. Ces étapes de traitement initial impliquent souvent une sorte de méthode de séparation physique telle que la flottation, où une combinaison de séparation gravitaire basée sur la densité et d’adjuvants chimiques est utilisée pour séparer le minerai d’intérêt de toutes les impuretés. Bien qu’il s’agisse de procédés connus et utilisés depuis longtemps, peu d’améliorations leur ont été apportées au cours de cette période. Les possibilités d’amélioration sont donc considérables, l’objectif principal étant de mieux comprendre les relations entre les paramètres clés du procédé, tels que la granularité du minerai, la nature des adjuvants chimiques et le degré de séparation qui en résulte. Toutefois, une part importante des efforts de développement associés doit être axée sur l’impact environnemental de ces procédés améliorés. Par exemple, les nouveaux adjuvants chimiques peuvent avoir des effets négatifs sur le milieu environnant s’ils sont présents dans les effluents du procédé, ce qui implique qu’une attention particulière doit être portée non seulement à l’évaluation des impacts des changements apportés au procédé, mais aussi au développement de techniques d’atténuation spéciales pour gérer correctement ces impacts.
Enfin, l’idée de mesurer correctement l’impact environnemental de toutes les parties des opérations minières est également devenue une priorité au sein de l’industrie. Ces types d’opérations sont souvent situés dans des zones reculées et entourées d’une nature vierge, et dans le passé, on ne prenait pas suffisamment soin de minimiser l’impact de l’exploitation minière sur les écosystèmes environnants. Dans le cadre de cette récente tendance à minimiser les empreintes environnementales, des travaux de développement ont été entrepris pour développer non seulement des techniques d’échantillonnage et d’analyse afin d’évaluer correctement les impacts des opérations actuelles, mais aussi de nouvelles approches pour mesurer et atténuer les contaminations historiques.
En fin de compte, alors que nos besoins en ressources ne cesseront de croître, les efforts récents et futurs de l’industrie minière visant à minimiser l’impact environnemental de ses activités laissent entrevoir un avenir plus durable pour cette industrie.
Les entreprises qui innovent dans ce secteur sont susceptibles d’être admissibles à plusieurs programmes de financement, notamment des subventions gouvernementales et des crédit d’impôt de RS&DE.
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