Startups en neurosciences et RS&DE : propulser l’avenir des technologies du cerveau au Canada

  • Par Robert Amaral
    • 14 Avr. 2026
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neurosciences RS&DE

Le Canada jouit d’une pertinence historique de longue date en ce qui concerne les neurosciences, les sciences du cerveau et les activités de recherche admissibles à la RS&DE. De l’historique Institut neurologique de Montréal aux recherches pionnières en neurochirurgie du Dr Wilder Penfield, le pays continue de s’imposer comme un chef de file mondial. De l’imagerie cérébrale à l’innovation en santé mentale, en passant par la commercialisation de la neurotechnologie, le Canada joue un rôle central dans l’avancement de notre compréhension du cerveau.

Le milieu canadien des neurosciences et de la neurotechnologie passe désormais de la curiosité de laboratoire à la réalité commerciale. Des fondateurs bâtissent tout : des interfaces cerveau-machine (ICM) et des dispositifs de neuromodulation, jusqu’aux diagnostics assistés par l’IA pour les commotions cérébrales, l’épilepsie, la maladie de Parkinson et les soins de santé mentale.

Cet élan incroyable est soutenu par un avantage unique au Canada : le programme d’incitatifs fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE). Ce programme vise à compenser les coûts et les risques d’une véritable R&D. Pour les startups de la « brain-tech » confrontées à de longs délais cliniques et à des parcours réglementaires complexes, la RS&DE devient souvent l’épine dorsale financière qui transforme une science à haut risque en entreprises évolutives.

Pourquoi les avancées en technologie du cerveau s’alignent naturellement avec la RS&DE

Les entreprises de neurotechnologie sont presque toujours confrontées à des incertitudes scientifiques ou technologiques. Le décodage de biosignaux bruités (EEG/MEG), la précision non invasive de la stimulation, la durabilité et la biocompatibilité des implants, les biomarqueurs généralisables au-delà de petites cohortes, le rejet d’artefacts en temps réel lors de mouvements ; tout cela implique des efforts de R&D visant à résoudre des questions scientifiques fondamentales pour lesquelles il n’existe pas encore de réponses.

La résolution de telles incertitudes nécessite généralement une investigation systématique (c’est-à-dire des hypothèses, des expériences contrôlées, des prototypes/tests itératifs et une analyse rigoureuse fondée sur les données scientifiques). C’est précisément le type d’activité que soutient la RS&DE. Pour les demandeurs admissibles, le crédit de RS&DE offre une déduction fiscale pour les dépenses de R&D et un crédit d’impôt à l’investissement (CII) qui peut réduire l’impôt à payer (ou être remboursable).

Un tel programme offrant des crédits remboursables peut générer des liquidités avant même d’atteindre la rentabilité, permettant ainsi de prolonger la marge de manœuvre financière (« runway ») entre les phases de recherche ou de réduire les risques liés aux étapes précliniques et cliniques.

À quoi ressemble le « travail admissible » en technologie du cerveau

Bien que chaque entreprise de neurotechnologie ait un objectif unique, il existe des modèles de R&D récurrents qui alignent fréquemment les neurosciences avec l’admissibilité à la RS&DE. Ces activités ciblent souvent des incertitudes qui ne peuvent être résolues par des méthodes standards et nécessitent donc une expérimentation structurée. En voici quelques exemples illustratifs :

  • Innovation en neuroimagerie : Expérimenter de nouvelles séquences d’acquisition IRM, développer des algorithmes de correction de mouvement pour l’IRMf en milieu pédiatrique ou ambulatoire, ou valider des traceurs TEP pour la détection précoce de biomarqueurs neurodégénératifs.
  • Interfaces cerveau-machine (ICM) : Construire des pipelines de décodage adaptatifs capables de se recalibrer en temps réel en fonction de la fatigue de l’utilisateur ou de la dérive des électrodes ; tester des ICM hybrides combinant l’EEG et la spectroscopie proche infrarouge (fNIRS) ; améliorer de façon itérative la précision et la latence du contrôle d’un curseur ou d’un bras robotisé.
  • IA pour la santé cognitive et mentale : Développer des modèles d’apprentissage automatique pour détecter les marqueurs précoces des maladies d’Alzheimer ou de Parkinson à partir de scans rétiniens, de modèles de langage ou de données de phénotypage numérique.
  • Réadaptation et neuroprothèses : Développer des stratégies de contrôle d’exosquelettes alimentées par des signaux neuraux ; tester des systèmes de neurofeedback en boucle fermée pour la réadaptation après un AVC ; mener des expériences avec l’humain dans la boucle pour affiner les seuils de signal et les verrouillages de sécurité.
  • Neuropharmacologie et neuromodulation : Concevoir des systèmes combinant médicament et dispositif (ex. : neurostimulation ciblée jumelée à une administration pharmacologique) ; mener des expériences itératives sur les paramètres de stimulation pour réduire les effets secondaires dans les traitements de la dépression ou de l’épilepsie ; développer des modèles prédictifs pour personnaliser l’intensité de la stimulation ou l’administration de médicaments.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais si le travail cible une incertitude et procède par un programme documenté d’expérimentation ou d’analyse, il peut souvent être admissible, même si les résultats ne sont pas concluants ! Un résultat nul reste un résultat !

Conclusion : Un chemin efficace pour la technologie du cerveau

Les startups en neurosciences repoussent les frontières de la santé et de la performance humaine, s’attaquant à des défis qui exigent une expérimentation audacieuse et un investissement soutenu. Le programme de RS&DE du Canada soutient directement ce parcours en neurosciences, offrant des incitatifs financiers essentiels pour les activités de recherche et développement qui définissent le secteur de la neurotechnologie.

Lorsqu’elle est combinée à l’écosystème solide d’excellence académique du pays, aux programmes de commercialisation et à l’intérêt croissant des investisseurs, la RS&DE peut aider les innovateurs à passer du concept au marché plus rapidement, avec des preuves plus solides et une dépendance réduite au financement dilutif.

Il est important de noter que le leadership du Canada en matière de normes d’innovation responsable garantit que les progrès en sciences du cerveau sont développés dans le respect de l’éthique, de la sécurité et du bénéfice sociétal.

Avec la bonne stratégie de RS&DE pour les neurosciences, les fondateurs peuvent transformer des expériences de pointe en entreprises de renommée.

Chez Leyton, nous nous spécialisons dans l’accompagnement des entreprises à travers ce paysage complexe, en identifiant les incertitudes, en documentant les progrès expérimentaux et en maximisant la valeur des demandes de crédits.

Si vous bâtissez l’avenir de la technologie du cerveau, nous serions ravis de vous aider à transformer vos expériences en un impact durable.

Auteur

Robert Amaral

Gestionnaire Senior en Financement de L'Innovation

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