Recherche 100.000 ingénieurs d’ici 2025

11-03-2022

Le Directeur Général de Leyton Maroc, Tarik Dahab a répondu aux questions de Landry Benoit afin d’échanger sur la pénurie actuelle d’ingénieurs et de techniciens au Maroc. Le Royaume doit en effet former 100.000 ingénieurs, cadres moyens et techniciens supérieurs d’ici 2025. Ce défi est-il réalisable ?  

source: telquel.com

Combien d’ingénieurs sont recherchés par les entreprises sur le territoire Marocain ? 

Le déficit d’ingénieurs et de techniciens n’est hélas pas une nouveauté au Maroc. Chaque année, le Maroc forme à peine 10 000 nouveaux ingénieurs. Cependant, ce n’est pas suffisant pour couvrir les besoins d’évolution de notre économie et de notre société. Par comparaison la France forme environ 40 000 ingénieurs par an et juge ce nombre insuffisant. Le Maroc proportionnellement à sa population forme 2 à 3 fois moins que la France. Malheureusement, environ 5 à 10 % de ces ingénieurs formés quittent le Maroc pour des opportunités à l’étranger.  

Comment remédier à la pénurie d’ingénieurs et de techniciens ? 

Afin de remédier à cette pénurie, une convention-cadre a été signée, pour renforcer la formation d’ingénieurs et de techniciens supérieurs dans plusieurs secteurs industriels. La convention engage les participants à former un capital humain de qualité, pour mieux répondre aux besoins actuels et futurs des différents secteurs de l’économie nationale. 

L’accord vise à intégrer progressivement des modules de formation sur les compétences comportementales ou soft skills, la production durable, l’industrie 4.0 et la transition écologique

‘‘Sauf quelques exceptions les soft skills sont peu enseignés ou quasiment pas dans les écoles d’ingénieurs. Ce sont des qualités qui relèvent de l’introspection et du développement personnel et leur mise en forme pédagogique est complexe parce qu’elle nécessite des mises en situation et des études de cas au lieu de simples modules de sensibilisation théorique.’’ Tarik Dahab 

Quant au ministère de l’Enseignement Supérieur, il s’engage à mobiliser les universités pour former des ingénieurs, des cadres intermédiaires et des cadres techniques supérieurs en fonction des besoins spécifiques exprimés par les industriels à travers la CGEM, l’AMICA et le GIMAS. L’enjeu est de combler le déficit quantitatif et qualitatif dans la formation des ingénieurs, des cadres intermédiaires et des experts techniques afin d’atteindre les 100.000 ingénieurs d’ici 2025. 

Les engagements de Leyton pour insérer les jeunes diplômés 

‘’Le Maroc est un pays en pleine effervescence, le projet de développer une économie fondée sur la connaissance se concrétise à travers une multitude de programmes pour en citer quelques-uns sur le plan de la formation d’excellence avec l’Université Mohammed VI Polytechnique, le développement de l’innovation et du digital avec 1337, de la recherche scientifique au profit de la santé et de la transition écologique avec IRESEN ou encore de MAScIR.’’ Tarik Dahab 

Leyton à son tour collabore et établit des partenariats stratégiques durables avec différentes écoles et universités marocaines parmi lesquelles :  l’Université Mohammed VI Polytechnique (dont l’école de code 1337, le Centre Al Khawarizmi, l’école d’ingénieurs de l’EMINES…), la Faculté des Scientiques Technologiques de Mohammedia, l’ENSEM, les ENSA de Marrakech et de Safi, l’ENSAM de Casablanca, l’UIR, l’AUI, l’EMSI. A travers ses partenariats, Leyton intervient tout particulièrement en faveur de la formation afin de : 

  1. Co-développer, au profit des étudiants, des formations adaptées au domaine du conseil en renforçant les thématiques relatives aux soft skills, tels que l’écoute client, l’esprit critique et la résolution de problèmes, la négociation… 
  1. Participer, via le recrutement de profils, à l’employabilité et à l’empowerment des diplômés en leur donnant accès à des métiers à forte valeur ajoutée et à dimension internationale. 
  1. Participer à l’émergence de talents de tout le continent, notamment en leur donnant l’occasion d’être force de proposition auprès des institutions publiques et privées sur des sujets tels que le financement de l’innovation et/ou la transition écologique.  

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