Du local à l’international : stimuler un projet d’exportation en comprenant les possibilités offertes par les principaux accords commerciaux

Dans cet article, notre expert vous explique tout ce que vous devez savoir sur les principaux accords commerciaux pour votre projet d'exportation.

AUGUST 26, 2021

12:00 AM

Par Antoine Giroir

À cause des impacts imprévisibles de la COVID-19, le commerce extérieur canadien a considérablement diminué dans divers secteurs. Cependant, il persiste à être fortement dépendant de son voisin américain. Les exportations vers les États-Unis (É.-U.) représentaient 73,5 % des exportations canadiennes, alors que seulement 48,8 % des importations canadiennes provenaient de ce pays. Une fois que les besoins d’activités d’exportation ont été identifiés au sein d’une entreprise canadienne, qu’il s’agisse d’une PME ou d’une grande entreprise, une contrepartie minimale est accordée à : L’endroit où elle a lieu, car cela a tendance à cibler automatiquement le marché américain. Toutefois, étant donné que les exportations et les importations représentent les deux tiers du produit intérieur brut (PIB) du pays et compte tenu de l’instabilité politique des États-Unis sur la scène internationale, le Canada doit aller plus loin concernant le développement de son marché international et doit se développer dans d’autres régions du monde.

Avant d’envisager toute destination, il est essentiel d’avoir des réponses concrètes aux questions « Quoi » et « Qui » : Que promouvons-nous et auprès de qui ? Il s’agit de la toute première étape de tout plan d’exportation et cela permet d’entreprendre une étude de marché approfondie. Comme chaque entreprise est unique, nous ne pouvons qu’encourager toute personne désireuse de se lancer dans un tel projet à travailler avec toute l’aide supplémentaire disponible. À titre d’exemple, n’importe qui peut s’adresser au Service des délégués commerciaux, dont la mission est d’aider les entreprises canadiennes à comprendre les complexités des marchés internationaux. Certains marchés sont plus attrayants que ce que l’on pourrait penser. Étant donné qu’un projet d’exportation a un objectif de rentabilité plus élevé, il serait très profitable de connaître les occasions commerciales actuelles et futures pouvant se présenter sur les marchés internationaux.

Même si un bon projet d’exportation vise un marché local très spécifique, il est essentiel de comprendre à quel point les interdépendances économiques actuelles façonnent les flux commerciaux du monde d’aujourd’hui. L’un des avantages les plus rentables dont on peut bénéficier lorsqu’on considère un pays étranger comme une cible potentielle pour des activités d’exportation est son implication dans les principaux accords commerciaux de la région. Ces accords peuvent être considérés comme une possibilité de développement durable et à long terme dans la région, sous la forme d’un flux de revenus commerciaux en constante augmentation.

Principaux accords commerciaux Canadiens

1 – L’ACEUM (anciennement ALENA)

ACEUM: Canada, États-Unis, Mexique

Depuis le 1er juillet 2020, le nouvel Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) est entré en vigueur pour remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain (connu sous le nom d’ALENA). Bien que l’implantation de l’ACEUM ait apporté des changements importants aux relations commerciales entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, un bon nombre des dispositions clés de l’ALENA demeurent intactes dans le cadre de l’ACEUM.

En 2017, la valeur du commerce trilatéral de marchandises, mesurée par le total des importations de chaque pays en provenance des autres partenaires, s’élevait à plus de 1100 milliards d’USD. Depuis 1993, le commerce de marchandises entre les trois membres a quadruplé. Cela a permis aux trois pays de baisser les prix, de diminuer le risque d’inflation, de créer de nouveaux emplois et de dynamiser les investissements étrangers. En raison des demandes récentes de l’administration Trump, l’accord a été mis à jour. L’ACEUM continuera de soutenir les activités d’intégration et d’exportation à travers l’Amérique du Nord et tous les acteurs s’engagent à aider les PME à tirer profit de leur intégration régionale et de leurs chaînes d’approvisionnement. Quelle que soit la taille de l’entreprise, des occasions peuvent être saisies.

2 – AECG

AECG: Canada et l’Union Européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède)

L’accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE) profite également aux PME. Cet accord commercial aide les entreprises à développer leurs activités sur les deux marchés. L’AECG élimine ou réduit les obstacles aux échanges, les frais et les coûts liés à l’exportation en proposant des procédures douanières simplifiées et des exigences techniques compatibles aux deux marchés.

Sous l’AECG, 98 % des marchandises canadiennes sont autorisées à entrer dans l’UE et sont exemptées de droits de douane. L’idée derrière l’AECG est d’être favorable aux PME et d’aider les entreprises qui exportent et qui mènent leurs activités sur les deux marchés. L’AECG a beaucoup fait pour répondre aux besoins des PME en matière de cybercommerce et de marchés publics. Des possibilités commerciales définies et multiples pour les PME canadiennes se trouvent en Europe

3 – PTPGP

PTPGP: Canada et dix autres pays d’Asie-Pacifique (Australie, Brunéi, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam.)

’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) est un accord multilatéral de libre-échange entre le Canada et dix autres pays d’Asie-Pacifique. Signé en mars 2018, le PTPGP forme une zone d’échanges commerciaux représentant 500 millions de consommateurs et 13,5 % du PIB mondial, offrant au Canada un accès préférentiel à des marchés clés en Asie et en Amérique latine. Le PTPGP réduit les frais pour rendre l’exportation moins coûteuse, ce qui permet aux entreprises canadiennes d’être compétitives sur les marchés de l’Asie-Pacifique et, dans certains cas, leur donne l’avantage du précurseur.

Le 1er février 2021, après avoir quitté le marché unique européen, le gouvernement britannique a demandé à rejoindre le partenariat.

Principaux accords commerciaux à explorer pour les entreprises canadiennes

Il est également important de mettre en lumière et de considérer les principaux accords commerciaux dans les régions où le Canada n’est pas encore impliqué. À titre d’exemple, le Canada n’a actuellement aucun accord de libre-échange avec un pays africain. En 2018, le commerce bilatéral de marchandises entre le Canada et l’Afrique du Sud a totalisé 1,37 milliard de dollars, soit 410,8 millions de dollars d’exportations depuis le Canada et 962,9 millions de dollars d’importations depuis l’Afrique du Sud.

Il existe de nombreuses occasions sur ce continent multilingue en pleine croissance. De nombreux pays, partout dans le monde, renforcent leur résilience fiscale et financière et investissent dans la préparation, tout en s’efforçant de réduire les importants coûts humains et économiques causés par le changement climatique. Que ce soit en Afrique, en Europe ou dans les Caraïbes, tout projet d’exportation doit également viser à développer de nouvelles sources de croissance économique et des emplois à haute productivité, ce qui nécessitera d’investir dans l’humain et l’adaptation au climat.

1 – COMESA

COMESA: République du Burundi, Union des Comores, République démocratique du Congo, République de Djibouti, République arabe d’Égypte, Royaume d’Eswatini, État d’Érythrée, République démocratique fédérale d’Éthiopie, République du Kenya, État de Libye, République de Madagascar, République du Malawi, République de Maurice, République du Rwanda, République des Seychelles, République fédérale de Somalie, République du Soudan, République tunisienne, République d’Ouganda, République de Zambie, République du Zimbabwe

Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) est la plus grande organisation régionale d’intégration économique d’Afrique. La stratégie actuelle du COMESA peut donc être résumée par l’expression « prospérité économique par intégration régionale ». Avec ses 21 États membres, une population de plus de 583 millions d’habitants et un produit intérieur brut de 805 milliards de dollars américains, un commerce global d’exportation/importation de marchandises d’une valeur de 324 milliards de dollars américains, le COMESA constitue un marché majeur pour le commerce intérieur et extérieur. Géographiquement, le COMESA représente près des deux tiers du continent africain et couvre 12 millions de km2.

2 – CARICOM

CARICOM: Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, Grenade, Guyane, Haïti, Jamaïque, Montserrat (territoire britannique d’outre-mer dans les îles Sous-le-Vent), Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Suriname, Trinité-et-Tobago.

La Communauté des Caraïbes (CARICOM) compte environ seize millions de citoyens, dont 60 % sont âgés de moins de 30 ans. Il s’agit d’une organisation de quinze entités réparties dans la communauté multilingue des Caraïbes, dont l’objectif principal est de promouvoir l’intégration économique et la coopération entre ses membres, étant donné que de nombreux pays dépendent des exportations. Comme le commerce dans les Caraïbes apporte une contribution essentielle à l’accroissement de l’emploi et à la réduction de la pauvreté en soutenant la croissance, les principales activités de la CARICOM visent à créer une zone de développement économique attrayante pour les étrangers ainsi qu’un dynamisme économique.

Cela implique de coordonner les politiques économiques et la planification du développement, de faire office de marché unique régional pour bon nombre de ses membres et de gérer les différends commerciaux régionaux. Comme la plupart des petites îles, les économies des Caraïbes sont relativement ouvertes au commerce. Les pays des Caraïbes sont particulièrement ouverts au commerce international et donc aux entreprises canadiennes étant prêtes à investir.

Si vous voulez en savoir plus sur les principaux accords commerciaux, vous pouvez regarder la série de vidéos où notre consultant en matière de subventions gouvernementales, Antoine Giroir, vous guidera à travers la nature et l’évolution de tous les accords.

Notre auteur

Antoine Giroir

Antoine Giroir

Consultant en Subventions Gouvernementales

Insights complémentaires