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Un aperçu des nouveautés
Le gouvernement a attendu le dernier moment, le 31 décembre 2024, pour annoncer la clôture de la réforme de la déduction pour investissement. Cette réforme vise à simplifier le régime existant de la déduction pour investissement et à fournir un soutien supplémentaire pour les investissements axés sur l’efficacité énergétique et une réduction des émissions de CO2.
Ainsi, le 20 décembre 2024, deux décrets royaux ont annoncé à la fois les très attendues « listes d’investissement », et des changements de procédure importants.
La scène finale de cette réforme laborieuse laisse le spectateur avec un sentiment partagé. Si à partir de maintenant, une série de nouveaux investissements sera éligible à une déduction accrue, cet élargissement s’accompagne désormais d’un durcissement des conditions d’application et des procédures, ce qui compromet par la même la sécurité juridique.
Pour les investissements réalisés à partir du 1er janvier 2025, les entreprises peuvent bénéficier de la nouvelle déduction fiscale thématique pour investissements (40% pour les petites entreprises, 30% pour les autres entreprises), à condition qu’ils figurent sur l’une des « listes d’investissement » dans les quatre domaines suivants :
En plus de la publication des listes d’investissements éligibles, la procédure en elle-même a également été modifiée.
Les certificats dont les entreprises ont besoin pour la majoration de la déduction fiscale pour investissement (tant la déduction thématique que la déduction technologique) doivent désormais être joints à la déclaration. On peut se poser des questions quant à la faisabilité de cette exigence. Les services compétents font en effet déjà face à un retard notable, induisant une longue attente pour l’obtention des certificats.. Les services doivent dorénavant décider des demandes de certificats dans un délai de 6 mois, sachant qu’il ne s’agit que d’un délai indicatif dont le dépassement ne sera pas sanctionné. Ce point impactera incontestablement les entreprises, qui doivent d’ores et déjà trouver des solutions créatives lorsque la date limite de la déclaration approche et qu’un certificat se fait attendre. À l’avenir, elles devront être encore plus attentives vis-à-vis de leur droit à la déduction pour investissement, et pourront être amenées à demander un report de la date limite de déclaration, ou devront demander la déduction pour investissements ultérieurement par le biais d’une réclamation ou d’une demande de dispense.
De plus, le gouvernement souhaitait offrir plus de certitude aux entreprises qui souhaitent bénéficier de la déduction thématique pour des projets d’investissement s’étalant sur plusieurs exercices. Pour ces projets à long terme, les entreprises peuvent désormais demander un « certificat d’investissement » auprès des mêmes services qui sont responsables de la délivrance des certificats. Si l’entreprise obtient ce certificat, elle doit néanmoins obtenir un certificat chaque année, qui sera alors évalué sur la base des listes en vigueur pour la période imposable au cours de laquelle le certificat d’investissement a été demandé. Étant donné que les listes sont valables pour une durée limitée (3 ans, prolongeable de 2 ans), une entreprise pourra donc continuer à bénéficier de la déduction thématique au-delà de cette période, à condition qu’elle ait obtenu un certificat d’investissement dans les délais. Aucune durée maximale pour le certificat d’investissement n’a été prévue.
Lorsque les grandes lignes de la réforme de la déduction pour investissements ont été annoncées au printemps 2024, le gouvernement semblait vouloir faire un grand pas dans la bonne direction. Le dispositif avait en effet un besoin urgent de modernisation et d’harmonisation. Les entreprises qui doivent contribuer à la transition énergétique ont besoin de certitude et de soutien, et avec la nouvelle « déduction thématique », le gouvernement semblait vouloir y répondre.
Près d’un an plus tard, force est de constater que ces objectifs initiaux ont été quelque peu éclipsés, peut-être par la crainte de l’impact budgétaire qui en aurait découlé.
La procédure de détermination des « listes » était également si complexe que les entreprises n’ont appris que le 31 décembre 2024 quels investissements, à partir du 1er janvier 2025, seraient éligibles ou non à la déduction.
Si les « certificats » requis pour bénéficier de la majoration de la déduction pour investissements offraient une certitude bienvenue aux entreprises, celle-ci s’est vue fortement réduite puisque l’administration a la possibilité d’ignorer un certificat délivré lorsqu’elle estime qu’il n’a pas été suffisamment motivé.
Les listes elles-mêmes contiennent quelques nouveaux investissements qui n’étaient pas auparavant éligibles, tels que l’électrification des processus de production et le désimperméabilisation des terrains. Cependant, cet élargissement est associé à de nouvelles exigences encore plus strictes qui empêcheront inutilement l’accès à la déduction pour investissements.
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