L’avenir de l’approvisionnement énergétique du Canada à l’horizon 2050

  • Par Yassine Chami
    • 3 Oct. 2023
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energy supply future

L’avenir de l’approvisionnement énergétique du Canada nécessite une réflexion en raison des problèmes politiques et environnementaux actuels, combinés à la croissance de la population mondiale ; les réserves en énergie fossiles s’amenuisent, de plus que leur consommation est controversée pour la pollution anthropique qu’ils génèrent, et le rôle des gouvernements mondiaux est capital pour définir une stratégie d’approvisionnement durable pour les années à venir.

L’approvisionnement énergétique futur – 2 scénarios

C’est dans ce contexte que s’inscrit le rapport « Avenir de l’énergie du Canada en 2021 » préparé par la régie de l’énergie du Canada. Il envisage deux scénarii – le maintien des politiques actuelles, et un second d’évolution progressive des politiques en termes de tarification de carbone, d’efficacité énergétique ou d’infrastructures énergétiques propres entre autres, fidèles à une ambition de décarbonation du réseau électrique – et envisage les perspectives d’évolution de l’approvisionnement de l’énergie à prévoir au Canada à l’horizon 2050.

Cette analyse prévoit qu’une accélération de la démarche de tarification du carbone telle qu’annoncée par le gouvernement (atteignant $800/t de CO2 en 2050) engendre une réduction de la consommation d’énergies fossiles dont les émissions ne sont pas captées de près de 60%, encourageant ainsi le développement des énergies à faible émission.

Seulement, l’objectif zéro émission nette ne semble pas encore réalisable avec les technologies actuelles, ce qui encouragera les provinces à adopter des stratégies différentes en combinant hydroélectricité, nucléaire, combustibles fossiles et biomasse avec captage de CO2, hydrogène et énergies solaire et éolienne pour s’adapter au mieux à la demande dans l’attente du développement des technologies de production sans émission.

 l'approvisionnement énergétique

Réduction de la consommation d’énergies fossiles

La réduction envisagée de la consommation d’énergies fossiles impacte fortement leur production et utilisation sur le territoire. La production de pétrole brut sur le territoire atteint un pic en 2032 avant de diminuer lentement pour présenter une croissance totale de 11% à l’horizon 2050, alors que la production de gaz naturel voit une réduction de 17% durant cette période malgré une augmentation de production de gaz naturel liquéfié (GNL) de 10%.

Ces changements sont motivés par des perspectives d’exportation de la production : la régie de l’énergie estime que l’état fédéral pourrait atteindre la capacité totale d’exportation des pipelines (existant et prévus) pour le pétrole, tandis que 40% de la production en GNL est prévue pour l’exportation sur les marchés internationaux. Quant à la portion réduite consommée sur le territoire, leur utilisation sera combinée à des technologies de captation et séquestration du carbone (CSC).

Pour s’adapter à ces changements, les Canadiens consommeront plus d’électricité en provenance de sources plus sobres en carbone, avec une augmentation de la demande de 47% d’ici 2050 avec l’émergence de secteurs tels que les véhicules électriques ou la production d’hydrogène, alors que le renforcement graduel de la réglementation sur l’efficacité énergétique à travers le développement des bâtiments zéro émission et le resserrement des normes pour les appareils électroménagers permettront de réduire fortement la demande en énergie des différents secteurs – d’environ 50% dans le secteur commercial, et 25% pour les secteurs résidentiel, industriel et du transport.

 l'approvisionnement énergétique

Dans l’optique de s’approcher de la carboneutralité, le solaire et l’éolien assistés du stockage dans les batteries représenteront la plus grande part de la capacité supplémentaire de production (82 à 85%), mais les prévisions tablent sur l’utilisation de sources de productions flexibles pour assurer un équilibre entre l’offre et la demande.

Ainsi, les stratégies envisagées permettront de réduire les émissions à 3 jusqu’à 8g CO2/kWh produit, soit une réduction de 95% par rapport à 2019. Seulement, ces résultats restent à nuancer, notamment au regard des conflits politiques récents et du développement imprévisible des technologies liées à l’énergie.

Les entreprises qui innovent dans ce secteur sont susceptibles d’être admissibles à plusieurs programmes de financement, notamment des subventions gouvernementales et des crédit d’impôt de RS&DE.

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Sources :

https://www.cer-rec.gc.ca/fr/donnees-analyse/avenir-energetique-canada/2021/avenir-energetique-canada-2021.pdf

Auteur

yassine chami
Yassine Chami

consultant scientifique

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