Comment mesurer l'impact financier des actions RSE ?

07-02-2022

Par François DAMPEYROU

Les surprenants résultats du dernier sondage DAF Mag en janvier 2022 sur la relation entre les DAF et la RSE

Selon le dernier sondage DAF Mag sur la relation entre la finance et les actions à portée sociale et environnementale, 90% des entreprises déploient des actions mais 40% seulement d’entre elles en mesurent l’impact financier RSE.

Autre enseignement étonnant de l’étude, pour les directions financières, à 29.5 %, la direction marketing semble être le meilleur service partenaire pour concrétiser des actions à portée sociale ou environnementale. Seulement 2 % des DAF pensent que la direction RSE est le bon partenaire pour les concrétiser.

Un très grand nombre d’entreprises déploient donc des actions extra-financières mais moins de la moitié d’entre elles en mesurent l’impact. De plus, pour les services financiers, la RSE reste encore vue comme un outil de communication géré par le service marketing. Est-ce car ces actions ne sont pas assez engagées pour impacter les business plans des entreprises ?

Vous découvrirez dans cet article les raisons pour lesquelles la RSE est un outil de compétitivité et pourquoi il faut mesurer l’impact financier RSE.

Comment mesurer l’impact financier RSE ?

Pour déployer ou affiner la mesure de l’impact de ces actions RSE, les dirigeants anticipent très souvent un surcoût à court terme.

Dans de nombreux cas, c’est une erreur, car ces actions RSE permettent d’accéder à des aides publiques ou à une fiscalité plus légère et donc un impact positif sur le compte de résultat. Il y a donc un prérequis :  bien identifier les impacts possibles en amont du déploiement d’une action ». Exemple : Toute action sur le poste Energie dans le contexte actuel de la hausse des prix, est justifiée. C’est le premier impact recherché :  une maitrise des coûts à court terme.

Une telle démarche doit aussi permettre d’identifier la modification de ses processus de production comme un enjeu. Et la finalité est bien évidemment de réaliser des investissements pour modeler la production au regard de la transition énergétique.

Les défis à couvrir varient beaucoup et sont le plus souvent dépendants du secteur d’activité de l’entreprise.  Mais toute action doit s’inscrire dans une approche RSE globale.

Au sein des entreprises industrielles, trois défis reviennent souvent :

  • attirer les talents, notamment au sein des équipes techniques et de R& D,
  • s’approvisionner en matières premières
  • limiter les coûts de l’énergie.

Pour d’autres activités, on pourra retrouver les mêmes enjeux, mais la pondération sera différente. Il faut prioriser les actions en fonction du ROI, lequel doit être rapide, à large impact et s’articuler avec les plans stratégiques de l’Etat, des régions ou de l’Union européenne. Ce qui peut entraîner un séquençage différent des actions prioritaires.

Pourquoi la RSE doit être vue comme le principal vecteur de compétitivité ?

Face aux enjeux environnementaux, l’économie doit se réinventer.

Pour rappel, aujourd’hui, plus de 50 % du PIB mondial semble dépendre de la biodiversité (Source: Swissre). Dans certains pays, notamment émergeants, c’est l’ensemble du PIB qui en est dépendant : La nourriture, l’eau, l’air, tous les services qui en découlent et qui sont commercialisés sont totalement tributaires de la nature.

Très concrètment, considérer la RSE comme un outil de de communication à destination de ses investisseurs et de ses clients n’est plus suffisant. Les actions à portée sociale et environnementale permettent souvent de réduire des coûts ou des dépenses qui adviendraient si rien n’était fait. Ces actions, permettent aux entreprises d’etre mieux adaptées aux évolutions environnementales. C’est aussi simple que cela !

Lors de l’été 2021, le conseil de gouvernance de la BCE s’est engagé à inclure le changement climatique dans ses opérations de politique monétaire et de mettre en œuvre un plan d’action, “calqué au rythme des prises de position politiques de l’UE” face au dérèglement climatique. La lutte contre le changement climatique est une priorité stratégique pour l’UE et elle doit/va donc l’être aussi pour n’importe quelle entreprise.  

A nouveau, il s’agit de survie économique dans un monde ayant atteint en janvier 2022 5 de ses 9 limites planétaires, changement climatique, érosion de la biodiversité, perturbation des cycles d’azote et phosphore, changement d’utilisation des sols et, atteinte récemment, production chimique et plastique.

De la maîtrise d’une production « décarbonée et éco-conçue » à la gestion des déchets

C’est l’ensemble de la chaine de valeur industrielle qui doit être impactée pour préserver les ressources et réduire l’impact environnemental, afin de maitriser les coûts et les marges.

Maitriser ses coûts et trouver des leviers financiers alignés à ses objectifs RSE : telle est le difficile équilibre à trouver puisque sa production nécessite d’utiliser des ressources (matières premières, énergie, main d’œuvre, eau,…) et la gestion de sa production engendre des coûts de collecte et de traitement (éco-contribution emballage par exemple) mais surtout coûts environnementaux et sociaux (consommation de ressources donc impact sur la biodiversité, émission de gaz à effet de serre, pollution des mers et océans, pollution visuelle, nuisances sonores, nuisances olfactives donc éventuel boycotte des consommateurs…).

Aujourd’hui, les innovations les plus attendues par le marché sont celles qui permettront aux organisations publiques et privées de mettre en œuvre leur transition environnementale. 

Au travers de ses missions, Leyton permet à ses clients :

  • de maitriser leurs couts opérationnels pour leur permettre d’investir,
  • d’accélérer leurs démarches d’innovation process et produits
  • de mieux adresser les attentes de leurs marchés,
  • de financer au mieux leurs investissements nécessaires à leur transformation.

Qu’il s’agisse de former leurs collaborateurs à de nouveaux métiers, de faire évoluer leurs outils de travail ou de mieux gérer le cycle de vie de ses produits. Du benchmark des acteurs capables de collecter et de traiter les déchets de ses clients (aussi bien des entreprises que des ESAT) jusqu’à l’accès au marché et aux financements carbones ainsi qu’aux compensations volontaires.

Les missions de Leyton s’inscrivent dans les Objectifs de Développement Durables adoptés en 2015 par l’ensemble des États Membres de l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et notamment les points

  • 8. 2 : Parvenir à un niveau élevé de productivité économique par la diversification, la modernisation technologique et l’innovation
  • 12.3 : D’ici à 2030, réduire considérablement la production de déchets par la prévention, la réduction, le recyclage et la réutilisation

La RSE fait partie intégrante des missions des consultants qui ont comme objectif d’aller au-delà de l’obtention de financements et d’accompagner leurs clients vers une démarche zéro carbone et d’économie circulaire afin de pouvoir faire rimer compétitive et responsabilité.

En ce sens, des indicateurs RSE sont proposés dans plusieurs des livrables que remet Leyton à ses clients afin de leur permettre de suivre l’amélioration de leur performance environnementale et sociale et de pouvoir communiquer sur leurs actions.

Pour en savoir plus et travailler sur les meilleures stratégies financières à impact RSE à mettre en place, n’hésitez pas à contacter nos consultants.

Notre auteur

Responsable RSE

François DAMPEYROU

Responsable RSE chez Leyton