Actions à portée sociale ou environnementale : quel impact ?

25-07-2022

Par François Dampeyrou

Bonne nouvelle : un très grand nombre d’entreprises déploient des actions extra-financières.

Mauvaise nouvelle : moins de la moitié d’entre elles en mesure l’impact.

Selon un récent sondage*, 90 % des entreprises déploient des actions à impact sociales ou environnementales. Toutefois, seulement 40% d’entre elles en mesurent l’impact.

Comment évaluer l’impact de vos actions sociales ou environnementales.

François Dampeyrou, responsable du financement de la transition au sein du Cabinet Leyton, livre ci-après quelques conseils pour déployer ou affiner la mesure de l’impact de ces actions :

« Quelle que soit l’action, elle a toujours plusieurs impacts. Les dirigeants anticipent très souvent un surcoût à court terme. En effet dans de nombreux cas c’est une erreur, car ces actions permettent d’accéder à des aides publiques ou à une fiscalité plus légère, donc un impact positif sur le compte de résultat. Il y a donc un prérequis : bien identifier les impacts possibles en amont du déploiement d’une action ».

Exemple : toute action sur le poste énergie dans le contexte actuel de la hausse des prix est justifiée. C’est le premier impact recherché : une maîtrise des coûts à court terme.

Une telle démarche doit aussi permettre d’identifier la modification de ses processus de production comme un enjeu. Or, la finalité est bien évidemment de réaliser des investissements pour modeler la production au regard de la transition énergétique.

« Les défis à couvrir varient beaucoup et sont le plus souvent dépendants du secteur d’activité de l’entreprise. Ainsi, toute action doit s’inscrire dans une approche RSE globale »

Les trois principaux défis au sein des entreprises industrielles

Exemple : au sein des entreprises industrielles, trois défis reviennent souvent :

  • Attirer les talents, notamment au sein des équipes techniques et de R&D.
  • S’approvisionner en matières premières
  • Limiter les coûts de l’énergie.

Pour d’autres activités, on pourra retrouver les mêmes enjeux, mais la pondération sera différente.

« Il faut prioriser les actions en fonction du ROI, lequel doit être rapide, à large impact et s’articuler avec les plans stratégiques de l’État, des régions ou de l’Union européenne. Par conséquent, cela peut entraîner un séquençage différent des actions prioritaires ».

* Sondage Leyton x Daf-mag.fr, décembre 2021 auprès de 61 répondants « fonction finance » issus de PME et ETI.

Notre auteur

Responsable RSE

François Dampeyrou

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