Pas facile de prendre des decisions dans un vent instable

  • Par rbajard
    • 01-12-2022
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A 200 milles des côtes portugaises ce matin, à la latitude du Cap Saint Vincent, le point le plus au sud-ouest de l’Europe, Sam Goodchild et Aymeric Chappellier sur l’#OceanFifty Leyton vont bien, travaillant dur pour réduire la marge que les leaders ont creusée au cours des dernières 48 heures.

L’ambiance à bord est bonne. Le duo met tout en œuvre pour économiser leur énergie en se reposant et en s’hydratant bien afin de rester le plus lucide possible. La communication avec leur météorologue à terre, Marcel Van Triest, reste fluide et ils essaient ainsi de prendre les meilleurs trajectoires possibles pour descendre au sud.

Les vents très instables du nord sont source de stress pour le duo. Ils sont essentiellement en train Les vents instables du nord sont source de stress pour les 2 skippers. Ils enchaînent les virements dans une zone où le vent change sans cesse de direction mais essayent néanmoins de se préserver car la course est encore longue.

Sam Goodchild

Par rapport aux dernières nuits, ça a été relativement plus simple. Nous avançons même si le vent n’est pas très stable. Les manoeuvres sont assez maniables mais ce qui nous prend de l’énergie c’est plutôt de réfléchir à quand et si on doit virer de bord car le vent change en permanence. L’espace d’un instant nos réglages sont bons et l’instant d’après fort nous devons tout modifier sauf que c’est assez difficile de tout régler de nouveau en permanence.
C’est un peu perturbant, alors nous échangeons beaucoup avec Marcel et entre nous. Nous avons perdu beaucoup de terrain hier et en avons regagné un peu cette nuit. Nous sommes dans le même système météo que les concurrents et même si les équipes devant sont un peu en avance, nous faisons tout ce que nous pouvons pour les rattraper et les dépasser. Le scénario météorologique de ces derniers jours est relativement le même: le riche devient plus riche. Mais nous sommes convaincus que nous aurons une chance de revenir sur eux dans les prochains jours. Nous essayons juste de rattraper les leaders, nous ne nous préoccupons pas tellement de battre les bateaux qui nous entourent.
Nous parlons régulièrement à Marcel des virements et nous regardons aussi à plus long terme les options entre les Canaries et les îles du Cap Vert. En général, il est question de gains rapides par rapport aux investissements à long terme.
L’humeur est bonne, notre directeur général chez Leyton nous a dit de prendre du bon temps et de nous assurer de prendre du plaisir, et c’est ce que nous faisons. Évidemment, nous aimerions être devant mais nous ne sommes pas en mauvaise posture. Il reste tellement de milles, il y a encore beaucoup de distance à parcourir alors nous continuons de bien communiquer, de biennaviguer, de bien manger et de bien se reposer. Le bateau répond bien mais nous essayons toujours de nouvelles idées pour aller plus vite. Nous sommes très contents. La seule mauvaise chose, c’est qu’il ne nous reste qu’une part du gâteau que ma mère m’a préparé !”

Le point sur la course – Transat Jacques Vabre

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